‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 566 sur 643 · Rym. I, 215. Paris, 243. Wikes · texte numérisé non relu

Rym. I, 215. Paris, 243. Wikes

2. « Quia quseiam capitula in prtore charte coniinebantur, qu» gravi a et dubitalia videbantur, sciliect de scutagiis,... placuit supradictis praelatis et magnatîbus ea esse in respectu quousque plenius consilium habuerimus. n Mag. Char La Henr. III, c. 61. Chnrl. of Liber lies, p. 16.

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pas reçu l'hommage de son pupille, parce qu'avant cet hommage il n'était pas tonu de défendre les intérêts de son vassal. Toutes les dispositions relatives aux tutelles furent étendues à la garde des bénéfices vacants, avec cette exception que cette garde ne pouvait se vendre. On fixa le taux auquel on pourrait prendre des chariots pour l'usage du roi 1 , et on ajouta quelques règlements relatifs au payement de ses dettes. La ratification de la charte sous cette forme fut reçue avec reconnaissance par les royalistes ; et elle ne fut pas violemment condamnée par leurs adversaires, lorsqu'ils apprirent que les clauses qui avaient été omises étaient réservées pour une discussion future *.

Si Louis s était réjoui de la mort de Jean, il reconnut en ce moment que le fils serait un compétiteur plus redoutable que le père. La jeunesse et l'innocence de Henri excitaient une compassion universelle. Sans doute, disait-on, Jean avait été un tyran ; mais quel crime avait commis le jeune prince pour perdre la couronne, à laquelle l'appelait sa naissance ? Son rival était un Français qui montrait journellement une injuste partialité pour ses compatriotes. Môme à présent que^on succès dépendait des efforts de ses partisans anglais, plus d'un indigène voyait avec indignation les honneurs qu'il réclamait comme droit accordés comme récompense par ce prince étranger aux étrangers de sa suite. Aider de si favorables impressions, et fomenter la jalousie et le mécontentement de leurs adversaires, devint la politique de Gualo et de Pembroke. Tous ceux qui retournaient à leur allégeance obtenaient la confirmation de leurs anciennes libertés ; on fit circuler adroitement des récits de l'arrogance des Français et de leur mépris pour les indigènes ; le bruit d'une conspiration contre le chef de la noblesse anglaise fut ressuscité et cru, et les esprits furent intimidés et troublés par la répétition hebdomadaire de l'excommunication fulminée contre Louis et ses adhérents. Le pape n'oubliait pas non plus les intérêts de son jeune vassal. Il stimulait par ses lettres le zèle du légat, et cherchait à éveiller dans les barons des sentiments de loyauté. Pour justifier leur rébellion, fit-il observer, ils avaient jadis allégué la tyrannie de Jean. Mais ce motif à présent devait être abandonné. La tyrannie de Jean avait péri avec le tyran; et, s'ils persistaient à s'opposer à l'avènement de son fils, ils prouveraient que leurs anciennes assertions n'étaient que des prétextes,

1. Il parait d'après cela que le louage d'un chariot à deux chevaux était anciennement de 10 d.; à trois chevaux, de 14 d. par jour. Mag. Chara, c. 23.

2. Comparez la charte de la 17« année du règne de Jean avec celle de la 1"' du règne de Henri. Voyez aussi Rym. 1, 215,

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