‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 572 sur 643 · New Rym. n° 140. Charte tics Libertés, p · texte numérisé non relu

New Rym. n° 140. Charte tics Libertés, p

qui fermentait encore dans leur sein par des actes de violence ou des messages de défi. Le légat et le maréchal cherchaient à guérir ces blessures par la conciliation [1218]. Ils fermaient prudemment les yeux sur les délits légers; mais ils punissaient avec sévérité les excès qu'ils n'auraient pu tolérer sans faire accuser l'administration de faiblesse ou de timidité. La tranquillité se rétablit peu à peu, et en automne Gualo retourna à Rome. [22 nov.] Il Tut remplacé par Pandolfe, qui suivit l'exemple de son prédécesseur et veilla avec sollicitude sur les intérêts du jeune roi. La mort du comtemaréchal rendit sa présence d'autant plus nécessaire [1219]; et alors l'exercice de l'autorité royale fut commis à Hubert de Burgh, le justicier, et la garde de la personne du roi à Pierre des Roches, évèque de Winchester. Le lecteur connaît déjà le premier : des Roches était un Poitevin qui avait joui de la confiance de Jean, et plus d'une fois avait été nommé par lui tuteur du royaume. Ces ministres étaient rivaux : si le justicier possédait une plus grande part de pouvoir, l'évèque avait plus d'occasions de cultiver l'amitié de son élève; et, tandis que l'un recherchait l'appui des familles indigènes, l'autre se proclamait le protecteur des étrangers que la politique de Jean avait établis dans l'île. La présence de Pandolfe était un obstacle constant à l'ambition de ces rivaux ; par ses lettres et ses discours il blâmait leur négligence et stimulait leur activité ; et , d'après son avis , on fit jurer au justicier et au chancelier que, durant la minorité, ils ne disposeraient d'aucun des grands fiefs de la couronne. Il se rendit dans les Galles et rétablit la paix sur les frontières ; il eut une entrevue à York avec le roi d'Écosse, négocia une paix entre les deux royaumes ; et, par ses lettres et ses services, il contribua grandement à prolonger la trêve entre l'Angleterre et la France *. Comme on avait élevé des doutes au sujet du couronnement à Gloucester , cette cérémonie fut accomplie de nouveau avec la solennité accoutumée par Parchevêque, qui, avec la permission d'Honorius, était retourné en Angleterre [17 mai 1220] ; et, l'année suivante [18 juin 1221], Alexandre d'Écosse épousa à York Jeanne, l'aînée des deux sœurs de Henri, et fit hommage à son beau-frère. Marguerite, une des princesses d'Écosse qui étaient depuis si long-temps sous la garde de la couronne d'Angleterre, fut aussi mariée à Hubert; l'autre

1. Pour les services de Pandolfe, voyez ses lettres dans Rym. i, 235-237, 240, 241.11 paraît que le traité que Guillaume, roi d'Ecosse, avait été forcé de faire avec Jean, était considéré comme si onéreux, ou si honteux, qu'Alexandre avait demandé au pape de l'examiner, et de prononcer suivant la loi s'il était obligatoire ou non. Honorius renvoya la question à PandoKe <ibid. 235). On ignore sa décision ; mais il y a plusieurs allusions aux entrevues et à l'hommage dans les Close Holls, 348, 421,436, 4C2.

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