Dunst. i
2. Chart. des Lib. p. 22-27. Annal. Burl. 271-278. Slat. at large, ann. nono Henri III. Paris nous dit que , deux ans après , lorsque Henri fut majeur, il révoqua , de sa propre autorité, la ( harte des forêts (p. 283 i ; mais j'ai appris à douter des assertions de cet écrivain quand elles ne s'appuient point sur d'autres documents. Il nous a déjà dit qu'en 1223 l'archevêque avait insisté sur la ratification des chartes ; que le roi la promit , et ordonna par ses lettres que , dans chaque comté , on fit des enquêtes sur les libertés dont on jouissait du temps de Henri 11 | p. 266, 267 ). Malheureusement pour le crédit de l'historien , ces lettres existent encore , et «-e trouvent être d'une nature tout opposée. Les sherifTs ont à s'enquérir des coutumes et libertés que Jean avait établies dans chaque comté avant la
uerre, et à les exiger au nom du roi. Voyez-les dans Brady, App. n° 149, et ans le New liym. i, 168.
3. Paris rapporte qu'en Tannée 1231 Henri se détermina à ne point épouser la princesse Isabelle d'Ecosse , parce qu'elle était la sœur cadette de la lemme de Hubert (p. 812 1 , cependant la vérité est qu'Isabelle était déjà mariée depuis six ans à Kogcr, fils du comte Bigod, Ryra. I, 278.
mai nés royaux qu'il avait touchées, et de toutes les aides et amendes qui avaient été versées à l'échiquier depuis le jour de sa nomination à la charge de justicier, période qui comprenait tout le règne actuel et une grande partie du dernier ; et toutes les personnes qui croyaient avoir été lésées par lui au temps de sa prospérité furent invitées à intenter au favori tombé des actions en dommages. Soit qu'il désespérât de la justice ou qu'il eût conscience de sa culpabilité, il s'enfuit au prieuré de Merton. Le roi résolut d'abord de l'enlever de force, et envoya à cet effet le maire de Londres avec un corps armé de citoyens ; mais après plus mûre réflexion, et à la sollicitation de son unique ami l'évèque de Dublin, on lui accorda l'espace de cinq mois pour se préparer à son jugement *.
Hubert, se voyant en liberté, quitta son sanctuaire, et se dirigea vers Bury-Saint-Edmund pour voir sa femme; mais le roi, à qui on avait persuadé qu'il était dangereux de lui permettre de rester libre, expédia un corps de trois cents cavaliers avec ordre de l'arrêter et de le conduire à la Tour. Le comte était au lit lorsqu'il apprit qu'ils approchaient. Il se leva à hâte, s'enfuit nu dans l'église paroissiale de Boisars, et là, sur les marches de l'autel, une hostie à la main et une croix dans l'autre, il attendit l'arrivée de ceux qui le poursuivaient. Ils n'avaient pas l'ordre de lui ôter la vie ; mais, le mettant sur un cheval, et lui attachant les pieds sous le ventre de sa monture, ils se dirigèrent avec leur captif vers la métropole. Henri, toutefois, sentit quecette violation des privilèges de l'Église exciterait des remontrances et de l'opposition Le prisonnier fut ramené à son sanctuaire [\ 0 nov.] ; et le sherifî d'Essex fut chargé, sous peine de mort, de l'arrêter s'il tentait jamais de s'échapper. Mais son évasion fut rendue impraticable par un fossé profond qu'on creusa, et par une ligne de palissades dont on entoura l'église; et le quarantième jour la faim ou le désespoir décida le malheureux comte à se rendre à ses gardes, qui le conduisirent à la Tour. Henri le fit mettre en liberté, et lui ordonna de comparaître à Cornhill devant la cour de ses pairs. Lorsque les accusations portées contre lui eurent été lues, Hubert répondit qu'il ne se défendrait pas, mais qu'il remettait son corps, ses terres et ses biens meubles au bon plaisir du roi. Les juges délibérèrent; ils convinrent que, si un jugement était prononcé, ils devaient le condamner à la confiscation et à la mort ; et en conséquence, avec la permission de ceux qui le poursuivaient, ils recommandèrent le cas à l'examen du roi. Une sentence, à laquelle toutes les parties