‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 579 sur 643 · Rym. i · texte numérisé non relu

Rym. i

3. A cette occasion , la cour d'Angleterre déploya toute sa magnificence : mille chevaliers, en robes de soie, accompagnèrent la mariée le matin de ses noces. Paris, 716.

4. On a prétendu que l'assertion fut faite, non par l'historien , mais par le roi. Je ne vois pas quelle différence cela peut faire ; car, dans l'un et l'autre cas , le passage prouve qu'un appel fut fait aux anciens chroniqueurs en faveur de la suprématie de la couronne d'Angleterre sur celle d'Ecosse , quarante ans avant la réclamation d'Edouard I". Mais, pour que le lecteur puisse juger, je joins ici le passage original : « Et cum super hoc conveniretur rex Scoti» ut ratione regni Scoti» faceret homagium et fidelitatem cum ligantia domino suo régi Anglorum , sicut fecerunt prœdecessores sui regibus Anglorum , proul evidenter in chronicis multis îoeis scribitur, respondit rex Scotiae, » etc. Paris , 718.

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HISTOIRE D'ANGLKTRRRi:.

à York pour épouser la princesse, et non pour traiter d'affaires d'État, et que la demande était d'une trop grande importance pour qu'il ptït rendre une réponse avant d'avoir consulté ses barons1. Mais l'Écosse, à cette époque, était dans un état d'anarchie. Il se forma une association pour rompre l'alliance avec l'Angleterre : Robert de Ros et Jean Baliol furent nommés régents; et par leurs ordres, la jeune reine fut séparée de son mari, et confinée dans une partie reculée du château d'Édimbourg. Henri prit sous sa protection les nobles de la faction opposée, ordonna à ses tenanciers militaires de le rejoindre à York ,10 août], et envoya devant lui le comte de Gloucester et Robert Mansel, qui, à l'aide de leurs amis, obtinrent accès dans le château et mirent en liberté le roi et la reine. [10 sept.] Ceux-ci rendirent visite à Henri, qui nomma une nouvelle régence, punit les membres de l'ancienne, et agit avec toute l'autorité d'un supérieur féodal, tout en déclarant à plusieurs reprises, pour calmer la méfiance des Écossais, que ces mesures ne formeraient aucun précédent préjudiciable aux droits et libertés du roi et du peuple d'Écosse [20 sept.]2.

2. Le souverain indigène du pays de Galles était Llewellyn, à qui Henri donnait ordinairement les titres de prince d'Aberthraw et de lord de Snowdun. Il était vassal de la couronne d'Angleterre ; mais c'était un vassal plus porté à contester l'autorité de son supérieur qu'à s'y soumettre. Il était aussi beau-frère de Henri, ayant épousé Jeanne, fille naturelle de Jean et d'Agathe fille du comte de Ferrers ; mais cette union ne l'avait pas rendu moins disposé à revendiquer les droits ou à venger ce qu'il croyait les injures de son pays. Les habitants des frontières des deux nations étaient des hommes d'habitudes féroces, endurcis à la rapine et au carnage, et toujours prêts à envahir le territoire de leurs voisins quand ils pouvaient le faire avec l'espoir de l'impunité. [4228] Leurs incursions se signalaient généralement par des actes de barbarie qui prouvaient que, pour eux, le pillage n'était qu'un objet secondaire. Ils avaient coutume d'égorger leurs captifs de sang-froid, et de mutiler les cadavres des hommes tués; et au lieu d'enlever le bétail de l'ennemi, ils le poussaient dans les granges et dans les maisons, afin de le brûler dans les mêmes flammes que les bâtiments J. La plainte était inutile; l'agresseur, de quelque parti qu 'il fût, pouvait présenter une longue

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