‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 600 sur 643 · CHAPITRE QUINZIÈME. r»4f · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME. r»4f

respective?, et commanda aux chevaliers des différents comtés do venir en armes au prochain parlement. Les barons assemblèrent sur-le-champ leurs vassaux , et s'avancèrent aux environs de la capitale ; mais chaque parti, se défiant de sa force, montrait de la répugnance à commencer les hostilités, et on convint unanimement de remettre la discussion de ces différends jusqu'au retour du prince Edouard, qui était occupé en France à déployer sa bravoure dans un tournoi. Il revint à la hâte, et, au grand étonnement de tous ceux qui n'étaient pas dans le secret, il épousa les intérêts des barons K

Henri, néanmoins, persista dans sa résolution. De nombreuses désertions avaient réduit le parti de ses ennemis aux deux comtes de Leicester et de Gloucester, au grand-justicier, à lévéque de Worcester et à Hugues de Montfort, qui se fondaient principalement sur le serment qu'avaient prêté le roi et la nation d'observer les articles d'Oxford. A cet argument il fut répondu que l'autorité qui faisait la loi était compétente pour la rapporter, et qu'un serment qui priverait le parlement d'un tel droit serait de sa nature injuste et conséquemment invalide2. Pour plus de sûreté, toutefois, Henri s'adressa au pape Alexandre, qui par plusieurs bulles délia le roi et la nation de leurs serments, sur ce principe que les articles d'Oxford étaient préjudiciables à l'État, et en conséquence incompatibles avec leurs obligations antérieures [juin] s. Henri publia ces bulles, choisit un nouveau justicier et un nouveau chancelier, destitua les officiers de sa maison [8 juillet], reprit la garde des châteaux royaux , nomma de nouveaux sheriffsdans les comtés, et annonça par une proclamation qu'il avait repris l'exercice de l'autorité royale [30 juill.]. Cette proclamation fut suivie d'une autre qui réfutait les faux bruits que faisaient courir les barons [16 août]. Le roi invitait ses sujets à le juger sur ses actions, et non sur les accusations de ses ennemis. Il régnait depuis quarante-cinq ans, et durant cette longue période il leur avait assuré les douceurs de la paix. Ils pouvaient comparer son administration à celle des barons; était-il aucun d'eux qui pût dire avoir été lésé par son souverain ? Ils savaient que sous lui ils avaient joui paisiblement de leurs droits et de leurs possessions. Sa conduite avait prouvé qu'il n'avait ni voulu ni protégé l'injustice ; s'il avait nommé de nouveaux sheriffs et de nouveaux gouverneurs de ses châteaux , c'était des hommes à la loyauté desquels il pouvait se fier, et sur l'équité

1. Wikes, 54. West. 378. Claus. 45, lien. III, 19. Cil. Cari. 127.

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