‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 602 sur 643 · Wt st · texte numérisé non relu

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2. A'ar Uywr, 123. Chrun. Dunst. 3.V.. 3'>7. Rym. I. 7f«K, 772. Wikrs. 57 Trivet. * 12. u Wiudusorcs, quo n n crut ud id tempus splemlidius intiu iines Europe. » West. 3b3.

Il y avait dans le traité un article qui devint favorable aux intérêts de Henri, celui qui exigeait l'assentiment du parlement. Il s'éleva tant d'objections, on présenta tant de réclamations d'indemnités contre les barons pour les ravages commis par eux dans la dernière expédition, que deux parlements successifs s'assemblèrent [9 sept., M oct.] sans pouvoir conclure aucun arrangement définitif. Mais le temps que l'on gagnait ainsi fut utilement employé à rattacher plusieurs des confédérés à la cause royale. Quelques-uns étaient mécontents de l'arrogance et de l'ambition de Leicester, qui proposait que les pouvoirs des nouveaux commissaires durassent toute la vie de Henri et d'Édouard ; et d'autres furent ramenés par des concessions de terres et des promesses de récompenses. Le roi se trouva assez fort pour entrer en campagne. 11 échoua dans la tentative de s'emparer de Douvres; mais il réussit presque à surprendre le comte de Leicester, qui, avec un petit corps de troupes, avait marché de Kcnilworth sur Southwark. Henri parut d'un côté de la ville, le prince de l'autre, et les royalistes avaient auparavant fermé les portes de la cité. Le danger était si imminent, que le comte, qui était déterminé â ne point céder, conseilla à ses compagnons de prendre la croix et de se préparer à la mort par des pratiques religieuses. Mais l'occasion fut perdue par une stricte observation des coutumes du temps. On envoya un héraut le sommer de se rendre ; et pendant ce temps-là la populace, instruite du danger de son favori, força les portes et l'introduisit dans la cité *.

Les forces des deux partis étaient maintenant plus également balancées, et leurs craintes mutuelles les portèrent à écouter les pacifiques exhortations de leurs évèques. On convint de soumettre tous les sujets de contestation à l'arbitrage du roi de France; expédient qui avait été proposé l'année précédente par Henri, mais rejeté par Leicester. Louis accepta cet honorable office et somma les parties de comparaître devant lui à Amiens. Le roi s'y rendit en personne; le comte, qui était retenu chez lui par suite d'une chute de cheval, réelle ou prétendue, avait envoyé ses procureurs. Les deux parties jurèrent solennellement de s'en rapporter à la décision du monarque français. Louis écouta les allégations et les arguments de chacun, consulta sa cour, et prononça un jugement en faveur de Henri [23 janv. 1264]. 11 annula les articles d'Oxford comme destructifs des droits de la couronne et préjudiciables aux intérêts de la nation; ordonna de rendre les châteaux royaux; autorisa le roi à nommer tous les officiers de l'É-

1. Chron. Dunsl. 368-360. Ryra. I, 773, 775. Wikes, 57. West. 383, 384.

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