‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 608 sur 643 · Rym. i, 803. sot · texte numérisé non relu

Rym. i, 803. sot

IILSTOIKK D'ANOILKTERRE.

quitteraient le comte ou *es confédérés pour leur conduite passée ; que, s'ils le faisaient, leurs vassaux et leurs sujets seraient déliés de l'obligation de fidélité jusqu'à ce que pleine réparation eût été obtenue et que leurs fauteurs eussent été punis de l'exil ou de la confiscation; que les barons que le roi avait défiés avant la bataille de Lewes, renouvelleraient leur hommage et féauté, mais à la condition expresse que cet hommage et féauté ne serait plus obligatoire s'il violait sa promesse; que le commandement des châteaux royaux serait été aux personnes suspectes et confié à des officiers d'une loyauté éprouvée ; que le prince ne quitterait pas le royaume de trois ans, sous peine d'exhérédation ; qu'il ne choisirait pas lui-même ses conseillers et ses compagnons, mais qu'il les recevrait du conseil d'État ; qu'avec le consentement de son père, il mettrait aux mains des barons, pour cinq années, cinq châteaux royaux , comme garantie de sa conduite , et qu'il livrerait en gage à Leicester la ville et le château de Bristol jusqu'à ce qu'on eût fait un plein et légal transfert de Chester, de Pec et de Newcastle; que Henri et Édouard jureraient d'observer tous ces articles, et de ne solliciter aucune dispense de leur serment, ou de ne faire aucun usage d'une telle dispense si elle venait à être prononcée par le pape; et enfin qu'ils veilleraient à ce que le présent accord a fût confirmé de la meilleure manière qu'on pourrait imaginer en Irlande, en Gascogne, par le roi d'Écosse, et dans toutes les terres sujettes au roi d'Angleterre *. C'étaient là des conditions que la nécessité seule avait pu arracher; et, pour ajouter à leur stabilité, elles furent pour la plupart réunies en forme d'édit, signées par le roi, et envoyées aux sherifîs, avec ordre de les publier en cour plénière dans chaque comté deux fois l'an.

On suppose généralement que le projet d'appeler au parlement les représentants des comtés, des villes et des bourgs résulta du système de politique que le comte suivait depuis long-temps, de flatter les préjugés du peuple et de s'attacher les esprits. Ses efforts n'avaient pas été infructueux. Les gens des hautes classes pouvaient pénétrer derrière le voile sous lequel il cherchait à cacher son ambition ; mais la masse de la nation le considérait comme le réformateur des abus, le protecteur des opprimés et le sauveur de son pays. Même quelques membres du clergé, et plusieurs corporations religieuses, aigris par les exactions du pape et du roi, ajoutèrent foi à la réalité de ses prétentions, et il se trouva des

4. « Par Irelond, par Gascotgne, par le roi de Eschoce, et par totes les teres suscites au roi de Engletere » iBrady, t, App. 34. NewRym. 4511. Ce curieux passage ne montre-t-il pas que le parlement à rette époque considérait le roi d'Ecosse comme vassal de la couronne d'Angleterre!

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