‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 623 sur 643 · Voyez p · texte numérisé non relu

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2. Si le passage d'Eadmer cité plusieurs fois (p. 26) prouve quelque chose, il prouve que tous les ecclésiastiques et tous les moines qui accompagnaient l'archevêque étaient membres du conseil ; et l'autre passage des Gtsta Slephoni i p. 932) semble ne décrire qu'une foule de spectateurs. Les rMes mentionnent l'approbation des spectateurs comme ayant été donnée de temps à autre aux décisions du parlement, même sous le règne de Richard II. Rot. Pari, in, 360.

royaume ; mais on s'attendait préalablement à lui voir demander l'avis des vassaux dont c'était son devoir, comme soigneur, de protéger les droiU et les intérêts. De là vient que ceux qui tenaient en baronnie étaient convoqués en grand conseil ; mais, comme l'a vu le lecteur, une liçne de démarcation fut bientôt tirée entre les grands barons, les seigneurs spirituels et temporels, et les autres barons, tenanciers en chef inférieurs. Comme grands propriétaires, les premiers (et par suite leurs nombreux tenanciers) étaient fortement intéressés dans presque tous les actes législatifs ; et leur influence était si étendue, que, sans leur concours, l'autorité royale ne pouvait mettre aucune loi à exécution. Aussi leur présence dans les conseils nationaux fut exigée comme un devoir; et toute absence qu'ils ne pouvaient justifier était punie comme une infraction à la fidélité qu'ils devaient à la couronne. Mais avec les tenanciers inférieurs le cas était différent. Le consentement des grands barons impliquait le leur ; et comme leur présence eût été coûteuse et préjudiciable pour des hommes de peu de fortune, elle était rarement obligatoire *. Aussi , dans les occasions ordinaires, le grand conseil parait avoir été composé des évêques et des abbés, des comtes et des barons, des ministres, des juges, et des chevaliers du voisinage relevant de la couronne ; mais dans les autres, quand \a sûreté du royaume était en jeu , ou qu'il s'agissait d'accorder une aide extraordinaire, le roi convoquait une assemblée de tous ses tenanciers en chef, dans les premiers temps peut-être par une sommation adressée à chaque individu séparément *, ensuite par

1. Si nous cherchons à découvrir les membres de ces conseils dans la description

qu'en donnent les ordonnances originales , ce sera une peine infructueuse. Il y a quelque chose de singulièrement ambigu dans leur langage. Ainsi , dans la confirmation de la Grande-Charte (neuvième année du règne de Henri III), il est dit qu'un quinzième a été accordé eu retour par les évêques , les comtes , les barons , les chevaliers, les francs-tenanciers et tous ceux du royaume, « omnes de regno. n Expression d'où on pourrait induire que les représentants des francs-tenanciers, des villes et des bourgs étaient présents. Cependant une telle induction ne peut se soutenir. Car, dans une autre ordonnance , nous avons un don fait par les comtes, les barons et « tous autres de tout le royaume , * « omnes alii de toto regno nostm; » et cependant les mêmes personnes, quelques lignes plus bas, sont décrites comme les comtes , les barons et tous autres tenant en chef de la couronne : « et omnium aliorumqui Je nobis tenent in capite » [Claut. 19, Henri III; Bmdy,i,App. p. 43). Sous le même règne, nous trouvons un quarantième accordé par les évêques, les comtes, les barons, les chevaliers, les hommes libres et les vilains \ Claus. 16, Henri III; Brady, n, App. n° 161). C ertainement les vilains n'envoyèrent point de représentants, et cependant il est dit qu'ils ont fait ce don. Probablement, comnr e le seigneur pouvait en tout temps, avec la permission de la couronne, lever de l'aigent par la taille sur ses francs -tenanciers, ses bourgeois et ses vilaine, il était entendu que leur consentement était compris dans le sien. Ainsi le don d'un trentième, cinq ans plus tard, est dit avoir été fait par les évêques, les comtes, les barons , les chevaliers et les hommes libres, pour eux-mêmes et leurs vilains , u pro se et villanis suis » [Clam. 21, Henri III; Brady, n, App. n* 159. New JRym. 232).

2. Ainsi lorsque Jean , avant l'octroi de la Magna Charta , envoya seulement

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