Id. il, App. n
registre, l'an 4207, le subside fut perçu sous l'inspection des juges ambulants ; mais celle méthode entraînait dos inconvénients et des délais , et en 1220 nous trouvons des ordres au sheriff qui le nomment collecteur conjointement avec deux chevaliers à choisir dans la cour plénière du comté, et du consentement de tous ceux du ressort *. De même , parmi les demandes des barons à Runnymead , il en était une qui portait que deux juges feraient leurs tournées quatre fois par an pour tenir les assises avec quatre chevaliers du comté choisis par le comté *. Je sais que ces chevaliers n'étaient pas membres du parlement, mais j'ai cité ces exemples pour montrer que l'élection des chevaliers de la province, pour faire les affaires du comté, était une coutume d'ancienne date. Ils percevaient les taxes, et faisaient au roi le rapport des abus. Mais quand ils furent aussi avancés , il ne fallut qu'un pas de plus pour les introduire dans le grand conseil comme représentants de leurs électeurs , investis du pouvoir d'accorder de l'argent et de demander des réformes ; seules fonctions à peu près que long-temps après son établissement la Chambre des communes se soit hasardée à exercer. A l'appui de cette théorie , on peut faire observer que les chevaliers de la province, quand ils devinrent membres réguliers du parlement, reçurent la rétribution qui leur avait été assignée dans les premiers temps. Anciennement dès qu'ils avaient fait leur rapport au roi 3, plus tard à la clôture de la session , ils obtenaient des ordres qui prescrivaient aux sheriffs de défrayer, au moyen d'une taxe levée sur le comté, leurs dépenses pendant tant de jours « pour l'aller, le séjour et le retour. » Les pairs siégeaient par leur propre droit, et comme de juste à leurs propres frais ; mais les chevaliers n'étaient que des délégués, et par conséquent réclamaient une indemnité de ceux dont ils s'étaient chargés de faire les affaires.
La plus ancienne ordonnance qui convoque les représentants des comtés en parlement, est datée de la quinzième année du règne de Jean [12-I3J. Elle peut se diviser en trois parties, pans la première les chevaliers, qui avaientdéjàété avertis, a vaient;ordre de rejoindre le roi à Oxford à jour fixe : c'était une sommation de faire le service militaire. La seconde partie faisait allusion à quelque événenement dont les historiens n'ont pas fait mention , et prescrivait au sheriff d'amener les corps des barons sans armes, probablement prisonniers sous sa garde en attendant jugement. Dans la troi-
1. Brady, il, App. n° 83; et tom. I, App. p. 41. New Kym. 96, 177.