‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 629 sur 643 · CHAPITRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUINZIÈME

prélats n'avaient pas le droit de disposer de la propriété d'autrui *. Jean, dans l'année 4 206, surmonta cette difficulté. Il appela tous les abbés et les prieurs au parlement, et obtint d'eux le vote d'un treizième ; puis il écrivit aux archidiacres et au clergé de chaque diocèse , en les exhortant à imiter un si louable exemple, et à lui faire savoir à jour fixe le montant de l aide que chaque individu était consentant à accorder *. Le fils marcha sur les traces du père : une fois, il chargea les évèques de percevoir une contribution volontaire sur le clergé * ; une autre, il ordonna aux sheriffs de convoquer au parlement les abbés et les prieurs « qui ne tenaient pas de la couronne » afin qu'ils lui accordassent un subside 4 : enfin ce devint un usage d'adresser des ordres , non-seulement à eux , mais aussi aux doyens et aux archidiacres et de prescrire à ces derniers de venir munis de lettres de procuration des corps collégiaux et des classes du clergé inférieur qu'ils présidaient s. Les exactions d'Innocent IV suggérèrent un nouveau moyen. Les subsides accordés à ce pontife avaient été votés en synode , et Édouard Ier consentit à ce que l'on subvînt de la même manière aux besoins de la couronne. Durant tout son règne, nous le voyons demandant des aides au clergé, tantôt en parlement, tantôt en synode. Dans le premier cas, tous les petits dignitaires de l'église étaient sommés d'assister en personne, tandis que le clergé paroissial de chaque diocèse , comme les francs tenanciers de chaque comté, envoyait des représentants 6. Dans le second, le roi notifiait son désir à l'archevêque, qui invitait immédiatement le clergé de son ressort à se présenter devant lui , et à prendre en considération le message qu'on allait recevoir du roi f . Des deux méthodes,

Page 1