‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 75 sur 643 · Red. ni, 24. Nenn. c. 64. Aie. de Pont, apud Gnle, p · texte numérisé non relu

Red. ni, 24. Nenn. c. 64. Aie. de Pont, apud Gnle, p

que jour des prières pour l ame de la royale victime et pour celle du royal meurtrier1.

Oswio était alors bretwalda dans toute rétendue du mot. La réunion de la Mercie à la Northumbric avait placé sous son contrôle une plus vaste étendue de territoire que n'en avait eu aucun de ses prédécesseurs ; les princes des Saxons et des Bretons avaient unanimement reconnu son autorité , et la plus grande partie des Pietés et des Écossais étaient attentifs à détourner son inimitié par le payement d'un tribut annuel Cependant, bien avant sa mort, son pouvoir subit une diminution considérable *. Trois ealdormen merciens, Immin , Eafha et Eadbert, prirent les armes pour rendre l'indépendance à leur pays, chassèrent les magistrats northumbres, et conférèrent le sceptre à un prince qu'ils avaient soigneusement caché aux recherches du bretwalda, — à Wulphère, le plus jeune fils de Penda. — En dépit du Northumbre, jl garda son autorité, et réunit sous sa domination les Merciens, les Middle- Angles, et les Lindiswaras, ou naturels du comté de Lincoln (656). Pour comble de mortification, le fils aîné d'Oswio lui demanda une portion du territoire northumbre, avec le titre de roi : Bède donne même à entendre qu'il tira l'épée contre son père. Comme Oidilwald avait péri, l'ambition d'Alchfrid fut contentée, et un royaume lui fut assigné dans le pays des Deiriens s.

De la politique, Oswio, sur le déclin de ses ans, tourna son attention vers les intérêts de la religion. Le christianisme avait alors été prêché dans tous les royaumes saxons, excepté dans le Sussex ; mais comme les missionnaires étaient venus de différents pays, quoiqu'ils enseignassent la même doctrine, ils étaient en désaccord sur plusieurs points de discipline ecclésiastique. De ces points, le plus important concernait l'époque canonique de la célébration de la Pâque, sujet qui, pendant plusieurs siècles, avait troublé la paix de l'Église. On admettait universellement qu'elle dépendait du commencement de la lunaison équinoxiale ; mais, suivant les astronomes romains, cette lunaison pouvait commencer dès le 5 mai; et pas avant le 8, suivant ceux d'Alexandrie. La conséquence de cette diversité d'opinion était que, lorsque la nouvelle lune tombait le 5, le 6 ou le 7 de ce mois, les Latins célébraient la fête de PAques toute une lunaison avant les chrétiens grecs 4. Au milieu du vie siècle, l'Église romaine, lasse

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