NORTHUMBRIE
D'Oswio le sceptre northumbre passa aux mains d'Egfrid, l'aîné des fils qui»lui avaient survécu K Les Pietés, méprisant la jeunesse du nouveau monarque, s'assemblèrent sous les ordres de leur prince Bernherth, et revendiquèrent leur indépendance. [A. D. 670.] Mais Egfrid, avec une vigueur qui les surprit et les effraya, se mit à la tète d'un corps de cavalerie, entra sur leur territoire, les défit dans une bataille sanglante, et les força de se soumettre de nouveau à la suprématie des Northumbres. Avec une égale diligence, il prévint et déjoua les desseins de Wulphère, roi de Mercie, qui comptait au nombre de ses vassaux la plupart des chefs du midi. La victoire abattit momentanément la puissance des Merciens. Wulphère mourut bientôt après ; et son royaume fut d'abord saisi par le Northumbre , mais ensuite rendu à Ethelred, qui avait épousé Osthryde, sœur d'Egfrid *.
La prévention religieuse a donné un intérêt accidentel au règne d'Egfrid ; et sa querelle avec Wilfrid, [le célèbre évèque d'York, occupe une place distinguée, mais disproportionnée, dans nos histoires modernes. Wilfrid était un noble northumbre qui avait voyagé pour s'éclairer, et qui, après son retour d'Italie, avait été placé en qualité de précepteur et de confident auprès d'Alchfrid, fils d'Oswio. A la mort dé Tuda, Wilfrid fut choisi pour lui succéder, et envoyé par les deux princes en Gaule pour être sacré par son ami Agilberct, évèque de Paris. Soit que la querelle d'Oswio et d'Alchfrid
1. Malmsbury {20,21) et plusieurs écrivains postérieurs disent qu'Alchfrid , l'ainé . vivait encore , mais qu il fut repoussé en raison de son illégitimité . et qu'il monta au trône après la mort d'Egfrid. Après un examen soigneux de Bède , il me paraît qu'ils ont confondu Alchfrid et Aldfrid , et fait une seule personne des deux. Aldfrid était illégitime et croyait être fils d'Oswio. Il vivait dans un exil volontaire chez les Ecossais , par amour de la science , et fut appelé au trône après la mort des descendants légitimes d'Oswio. Voyez Bède , p. 129, 132, 178, 206, 207, 234, 247, 293; et aussi le poème De Abbat. Lindis. in Act. SS. Jicned. p. 306.
2 Edd. Vita ÏVH/. xix, xx, 61, 62. Bed. iv, 12.