‹ Histoire d'Angleterre (volume 3)Chapitre 83 sur 643 · Chrun. sax. 62, 61. Mailrob · texte numérisé non relu

Chrun. sax. 62, 61. Mailrob

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son règne, le manque total de récolte avait réduit les habitants à une détresse extrême , et bientôt à la famine s'étaient joints les ravages de la peste. En ce moment , pour comble d'infortunes , une armée de Danois , débarquant sur la côte , dévasta le pays [A. D. 793], et détruisit la vénérable église de Lindisfarne , ancienne résidence de Papôtçe des Northumbres. Lés fléaux de la nature et les cruautés de cet ennemi inconnu furent attribués à l'imprudence ou à la mauvaise fortune d'Ethelrcd [A. D. 796] , et il périt dans une tentative infructueuse pour réprimer le mécontentement naissant de ses sujets1. Le sceptre, teint du sang de tant de princes, fut ensuite saisi par Osbald ; mais il lui échappa au bout de vingt-«ept jours, ctEardulf, è qui les moines de Rippon avaient sauvé la vie , monta sur le trône. Osbald se retira prudemment dans un cloître , où il jouit d'une tranquillité inconnue à son heureux compétiteur. Eardulf fut obligé de combattre les meurtriers d'Ethelrcd, et les défit dans un combat acharné, à Billinghow , près de Whalley (2 avril). [A. D. 798.] Ils trouvèrent un puissant protecteur dans Cenulf, roi de Mercie. Les deux rois s'avançaient l'un contre l'autre à la tête de leurs armées respectives ; mais l'intervention des prélats effectua une réconciliation, et ils se jurèrent une amitié éternelle. Cependant Eardulf fut surpris plus tard par ses ennemis, et mis dans une étroite prison. [A. D. 806.] Ces nombreuses et sanglantes révolutions avaient éveillé l'attention des peuples étrangers. Charlemagne déclara les Northumbres plus perfides que les païens eux-mêmes*, et, par un message spécial, il demanda la délivrance du captif et réussit à le tirer des mains de ses sanguinaires sujets. Il y a lieu de croire que les antagonistes d'EarduIf avaient consenti à s'en remettre pour la décision de leur querelle à l'équité du pontife Léon III s. Le roi luimême, après avoir visité l'empereur à Noyon , se rendit à Rome , où un messager d'Eanbald , archevêque d'York, était déjà arrivé. Ce prélat, l'ealdorman Wado, et Cenulf de Mercie, furent regardés par Léon comme les auteurs secrets de la rébellion. [A. D. 809.] Au commencement de l'an 809, Eardulf quitta Rome, accompagné d'Aldulf, légat du pape, et du messager d'Eanbald, auxquels Gharlemagne, afin de manifester l'intérêt qu'il prenait à cette affaire, adjoignit Rotfrid, abbé de Saint-Amand, et Nanther, abbé de Saint-Omer. Avec cette honorable escorte , il arriva en Nort^

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