Ing. p
• 3. Hunting, f. 197. Wallingford dit qu'il était frère d'Ethelrcd, fils aîné de Withred. P. 530.
4. Anglia sacra, i, 460. Le roi n'est pas nommé dans la lettre du pape, mais tout concourt à indiquer Eadbert.
CHAHTKE TROISIÈME. «>7
thred, créature du vainqueur, obtint le trône; mais avec le titre de roi il if en eut pas l'autorité , et Eadbert fut gardé pour satisfaire la vanité du Mercien. Un jour avait été fixé pour la consécration de l'église de Winchelcomb , que ce dernier avait bâtie avec une royale magnificence; deux rois, treize évèques, dix ealdormen et un immense concours de peuple assistaient à la cérémonie. En leur présence Cenulf conduisit à l'autel son captif mutilé, et, dans sa clémence et par grâce spéciale, lui rendit la liberté de la manière la plus solennelle. Selon la coutume nationale , la fête du jour se termina par une distribution de présents. Aux rois, aux prélats et aux ealdormen il donna des chevaux, des vêtements de soie et des vases de métaux précieux; à chaque assistant noble de naissance, mais sans possession territoriale, une livre d'argent, et à chaque moine et ecclésiastique une somme plus petite, mais proportionnée ».
La seconde entreprise de Cenulf fut un acte de justice : il voulut # rendre aux successeurs de saint Augustin les prérogatives dont ils avaient été dépouillés sur la demande impérieuse d'Offa. L'autorité du nouveau métropolitain avait été supportée avec répugnance par les prélats anglais naguère ses égaux ; et les archevêques de Canterbury et d'York saisirent la première occasion qui s'offrit de faire connaître au roi les sentiments du corps épiscopal. Il acquiesça à leurs vœux : une lettre en son nom et en celui de la noblesse et du clergé fut écrite à Léon III, et Ethelheard partit pour Rome afin d'y plaider en personne les droits de son église. La réponse fut favorable ; et Ethelheard , à son retour , convoqua un concile de douze évèques dans lequel il fut déclaré que le décret du pape Adrien avait été obtenu subrepticement, et le métropolitain de Lichfield redescendit à son ancienne position parmi les sutîragants de Canterbury .
L'archevêque Wulfrid , comme son prédécesseur , fut quelque temps le favori de Cenulf3. L'origine des discussions qui survinrent entre eux nous est inconnue; mais nous voyons le roi déployer la plus violente inimitié contre le primat, et lui interdire pendant six ans l'exercice de l'autorité archiépiscopale. Tous deux en appelèrent au saint-siége, et Wulfrid se rendit à Home pour se justifier des imputations de son royal persécuteur. [A. D. 846.] A son retour, Cenulf le cita devant un grand conseil, à Londres. « Je requiers, dit le roi, que vous m'abandonniez à moi et à mes
1. Monasl. angl. I, 189. Chron.sax.G7. Sim.Dun.114. Malin. 13. Walling. 530
2. Wilk. Con. 163, 167. Smith's Bed. App. p. 787. Malm. f. 15. Evid. Eccl Christ. 2212.