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héritiers le fief de trois cents bides que vous possédez à Yongesham, et que vous me payiez cent vingt livres d'argent. Si vous refusez, je vous chasserai de la Bretagne, et ni les sollicitations de l'empereur, ni les ordres du pape n'obtiendront jamais votre retour. » Wulfrid entendit ces menaces avec fermeté , et Cenulf se montra inflexible. Après bien des altercations et bien des remontrances, l'intervention de la noblesse et du clergé amena un compromis. Wulfrid consentit à la demande du roi, et Cenulf convint que la cession serait sans valeur s'il n'écrivait pas au pape en faveur de l'archevêque, et ne le rétablissait pas dans tous les privilèges dont ses prédécesseurs avaient joui. Mais il ne fut pas plutôt en possession du fief et de l'argent qu'il se rit de la crédulité de Wulfrid, qui fut forcé de se soumettre en silence et d'attendre un dédommagement de la justice du successeur de Cenulf1.
Après un règne prospère de vingt-six ans , le roi fut tué dans une expédition contre les Est-Angles. Malgré ses persécutions contre l'archevêque, nos anciens écrivains ne célèbrent pas moins* sa piété que son courage et son bonheur. 11 eut pour successeur son seul enfant nulle, Kenelm, alors âgé de sept ans. Au bout de quelques mois, le jeune prince, ayant accompagné son gouverneur Ascebert dans une forôt, y fut impitoyablement assassiné. [A. D. 849.] Les soupçons tombèrent sur sa sœur aînée, Quendride, dont l'ambition, fut-il dit, aurait volontiers acheté la couronne au prix du sang de son frère. Si telles étaient ses vues, elles furent trompées. Ceolwulf, son oncle, monta sur le trône ; mais Quendride hérita du patrimoine de son père, et il est souvent question d'elle dans les conciles anglais sous les titres d'abbesse et d'héritière de Cenulf *.
Le règne de Ceolwulf fut court. La seconde année, il fut détrôné par Beornwulf , un Mercien , qui n'avait pas d'autre titre que son pouvoir et son opulence. Il obligea Quendride à composer avec Wulfrid pour la terre que son père avait extorquée à l'archevêque. Ses talents, dit-on, m* furent pas à la hauteur de sa position , et bientôt il fut contraint de céder au génie supérieur dTdbert, roi de Wessex*. [A. D. 824.]
WËSSEX.
Il est temps de retourner des rois de Mercie aux descendants