‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 100 sur 563 · Rym. iv · texte numérisé non relu

Rym. iv

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plans se mûrirent sous la direction de Mortimer. Elle signa un contrat de mariage entre son fils Edouard et Philippa, seconde fille du comte ; un corps de plus de deux mille hommes d'armes, commandé par Jean de Hainaut, fut mis à sa disposition; tous les exilés de la faction de Lancaster s'empressèrent autour de sa personne; et le 24 septembre, elte aborda avec ses troupes à Orwell dans le Suffolk1.

On dit que le premier auteur du projet ^d'invasion fut Adam Orleton, évôque de Hereford, qui avait fortement trempé dans la conspiration de Lancaster, et avait perdu son temporel en punition de sa trahison7. Ce politique prudent et expérimenté fondait ses espérances de succès sur la coopération probable des deux partis qui avaient jusque-là divisé la nation. 11 était sûr de l'assistance de ses anciens amis. Une révolution seule pouvait leur rendre leurs biens et leur fournir des moyens de vengeance. Les royalistes, quoique attachés au roi, étaient mécontents de l'ascendant de son favori; et tous les vrais chevaliers devaient regarder comme un devoir de réconcilier avec son mari une jeune reine qui avait 'été chassée de la cour par l'insolence d'un parvenu. Les desseins ultérieurs des conspirateurs furent cachés avec soin; et l'apparente loyauté de leurs protestations détourna beaucoup de gens de leur allégeance. Parmi les envoyés d'Edouard en France, son frère le comte de Kent, son cousin le comte de Richmond, le lord Beaumont et F évôque de Norwich, se joignirent à Isabelle. Quoique sa flotte (tant il était bien informé de l'intention de la reine) eût reçu l'ordre de s'assembler à Orwell trois jours avant l'arrivée de l'ennemi, elle fut perfidement dirigée sur un autre port; et même Robert de Walteville, qui avait été dépêché pour s'opposer à l'invasion, se rangea avec ses troupes sous les bannières de la reine et de son iils. L'infortuné monarque ne savait à qui se fier; et craignant de convoquer les tenanciers militaires de la couronne, il commanda aux commissaires de l'équipement de venir a son aide avec les hommes des comtés voisins, ordonna [28 sept.] que tous ceux qui seraient pris servant dans l'armée d'invasion, à l'exception de sa femme, de son fils et de son frère, seraient traités en ennemis , et offrit un plein pardon et une récempense de mille livres pour la tète de Mortimer 3.

Isabelle, à son débarquement (et c'est une forte présomption

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