‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 12 sur 563 · CHAPITRE IMŒM1EK · texte numérisé non relu

CHAPITRE IMŒM1EK

une des Orcades [7 oct.], où elle tomba malade et se rétablit, retomba et mourut. Sa mort fut pour ses sujets la source de nombreuses calamités; et les révolutions qui survinrent servirent à changer l'ancienne rivalité de l'Angleterre et de l'Ecosse en la plus atnère et la plus durable inimitié l.

Par le décès de Marguerite, la postérité des trois derniers rois d'Ecosse , Guillaume, Alexandre II et Alexandre 111, se trouvait éteinte ; et il ne se présenta pas moins de treize aspirants, qui, à une seule exception près, fondaient leurs prétentions à la couronne sur leur descendance, légitime ou non, de la famille royale. L'un d'eux tirait son droit d'un usurpateur; six d'enfants illégitimes ; deux d'une sœur de Guillaume le Lion ; et Eric , roi de Norwége, demandait à être considéré comme héritier de sa fille, la feue reine. Le règlement de ces dix réclamations n'offrait pas de grandes difficultés ; c'était parmi les descendants de David , comte de Huntingdon, frère du roi Guillaume , qu'il fallait chercher le véritable héritier. De Marguerite, l'aînée de ses filles, était issu John Baliol, lord de Galloway ; d'Isabelle, la seconde, Robert Bruce, lord d'Annandale ; et d'Ada, la troisième, John Hastings, lord d'Abergavenny. Ce dernier, tant que la postérité des autres sœurs était vivante, ne pouvait prétendre qu'à une part de la succession, si elle était divisible ; et Bruce n'aurait pu s'opposer au droit de Baliol, descendant de la sœur aînée, s'il n'eAt pas été le petit-fils de David, tandis que Baliol n'en était que l'arrière-petilhls2. Le point a décider était donc de savoir si la couronne ap-

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