‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 130 sur 563 · Ibid. 127, 101. Stat. of Rralm, j, m · texte numérisé non relu

Ibid. 127, 101. Stat. of Rralm, j, m

les fruits de cette dissimulation , il n'eut pas honte de l'avouer et de la défendre. Dans une lettre circulaire aux shériffs des comtés [1er oct.], il allégua que l'obstination du parlement avait failli causer les maux les plus sérieux; que, dans de pareilles circonstances, son devoir était de dissimuler; qu'il avait feint d'approuver leurs pétitions , tandis qu'en réalité il protestait contre elles ; et qu'en conséquence, il révoquait maintenant et annulait de sa propre autorité et avec l'assentiment de son conseil le dernier statut1. 11 fallait obtenir l'acquiescement des autres ordres jusqu'au prochain parlement ; mais l'assemblée du clergé avait déjà été convoquée ; et pour l'empêcher d'employer les armes spirituelles de la censure et de l'excommunication au maintien des privilèges cléricaux, Edouard écrivit à l'archevêque pour lui interdire, sous les peines les plus sévères, d'entreprendre la défense de ce prétendu statut ou de former aucune résolution au mépris de l'autorité royale2. Deux années s'écoulèrent avant qu'il osât affnonter son parlement. Il eut alors l'adresse de décider les deux chambres à consentir à la révocation du statut , a condition que les principales de leurs demandes seraient accordées; et en même temps il ordonna que le procès contre le primat serait biffé et annulé, comme contraire à la raison et à la vérité3.

Le mauvais succès des deux dernières campagnes aurait dû dégoûter Edouard de ses alliances avec les princes du continent. Mais il était destiné à éprouver une plus cruelle mortiilcation. L'empereur, qui avait conclu la paix avec la France, révoqua sa commission de vicaire impérial 4, et les princes de l'empire refusèrent de combattre plus longtemps sous sa bannière [25 juin]. 11 n'est pas impossible que dans ces circonstances la querelle des deux couronnes eût été accommodée, s'il n'était survenu un événement qui promettait d'ouvrir au roi d'Angleterre une route au cœur de la France. Jean III, duc de Bretagne, avait trois frères, Guy, Pierre et Jean , comte de Montfort. Guy et Pierre mouru-

1. Dissimula? imus sicut oportuit et dictum preetensum statutum sigillari permissimus illà vice. Rym. y, 28*2. Les principaux articles de ce statut concernaient le privilège de la pairie mentionné ci-dessus , la clause que le clergé ne serait pas indûment troublé dans ses cours par les officiers civils, l'ordre de faire jurer à tous les grands officiers de la couronne d'observer la Magna Charta , et de les suspendre pour quelques jours de l'exercice de leurs fonctions au commencement de chaque parlement, pendant lequel intervalle ils devraient répondre à toutes les plaintes portées contre eux, devant la chambre des lords. Rot. Pari II, 132, 133.

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