D'Argentré, v
2. Edouard me dit rien de plus que fœdus et amichup tinmtutem- Rji». v, sfBO.
172 IIISTOME D'ANtiLKTEIlRE.
armure, dirigea et encouragea la garnison. Dans une occasion, pendant un assaut, elle fit une sortie par la porte opposée, mit lo feu au camp des assiégés, se retira près de là au château d'Auray ; et bientôt après, se frayant un passage les armes à la main, rentra dans Hennebon. Cependant aucun secours n'arrivait : la garnison était décimée par des assauts fréquents et affaiblie par la famine ; et l'évêque de Léon avait déjà dressé les termes de la capitulation , lorsque la comtesse , de la plus haute tourelle du château, aperçut une flotte a l'horizon [mai] , et s'écria : « Les Anglais ! je vois les Anglais î » Aussitôt la garnison courut aux remparts : toute idée de reddition fut bannie ; et sir Walter Manny, avec un corps considérable de troupes, qui avait été retenu quarante jours par les vents contraires, arriva heureusement dans le port1.
[Juillet.] Les troupes commandées par Manny firent lever le siège dUennehon ; mais elles étaient trop faibles pour se hasarder en campagne. La comtesse fit voile elle-même pour l'Angleterre, revint avec Robert d'Artois et un petit corps d'archers et d'hommes d'armes, et assiégea et prit la ville de Vannes. Edouard vint ensuite en automne avec douze mille hommes ; mais pour vouloir trop faire, il ne fit rien [5 oct.]. Il partagea ses forces en trois divisions , avec lesquelles il prétendit investir à la fois Rennes, Nantes et Vannes, que Charles avait reprises depuis peu ; mais l'arrivée du duc de Normandie, fils aîné de Philippe, le força de concentrer ses forces et de se retrancher. Les Français en firent autant, et les deux armées restèrent plusieurs semaines, pendant le fort de l'hiver, dans le voisinage l'une do l'autre2. Dans cette conjoncture , à l'égale satisfaction des deux partis , arrivèrent deux cardinaux chargés par Clément VI , qui venait d'être élevé a la chaire de saint Pierre, d'être les médiateurs de la paix [19 janvier 1343]. On conclut une trêve de trois ans et huit mois, pendant laquelle une négociation de paix devait s'ouvrir devant le pontife, ami commun des deux puissances 3. Une des conditions stipulait l'élargissement de Jean de Montfort; mais Philippe en éluda l'exécution, et