‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 15 sur 563 · CHAPITRE PUËMIEK. :>l · texte numérisé non relu

CHAPITRE PUËMIEK. :>l

dant cl en décitianl la cause. Il somma donc Robert Bruce do dire s'il était prêt a s'en rapporter à la décision du roi d'Angleterre comme seigneur suzerain deTEcosse. Bruce (et il est digne de remarque que Bruce fut le premier) répondit affirmativement. La même question fut ensuite posée aux autres compétiteurs présents, et on reçut de tous la même réponse. Baliol toutefois no parut pas. Peut-être ne voulait-il point acquiescer a la dégradation de la couronne d'Ecosse; peut-être briguait-il la popularité par un retard affecté. Quand, le lendemain matin [3 juin], on lui fit la même question, il hésita, se retira pour consulter ses amis, et revenant, il finit par donner un plein assentiment, mais avec mie répugnance apparente. L'assemblée se rendit immédiatement à l'église de Norham, où Edouard la rejoignit. Le chancelier, dans un discours d'apparat, soutint la validité des droits du roi, et déclara son intention de faire stricte justice a chacun des compétiteurs. Edouard répéta la même chose a peu près dans les mêmes termes, et les divers prétendants signèrent publiquement un acte dans lequel ils se déclaraient disposés a accepter le jugement du roi, en vertu de son droit de suzerain [5 juin]. 11 fut unaniment résolu que chaque postulant exhiberait en premier lieu ses preuves devant un conseil, composé de quarante Ecossais, nommés par Baliol et Comyn, de quarante autres choisis par Bruce, et de vingt-quatre Anglais désignés par Edouard. Toutes les parties convinrent [6 juin] que ce conseil tiendrait ses séances à Berwick; mais comme elles différaient sur l'époque, le roi intervint et fixa la première session au 2 août. En même temps, afin qu'il pût mettre son jugement à exécution , les si* régents et les gardiens des châteaux royaux résignèrent entre ses mains leurs charges respectives [13 juin], et tous les tenanciers militaires de la couronne écossaise lui jurèrent fidélité comme au seigneur suzerain de l'Ecosse

Au commencement de l'année suivante, Edouard envoya John do Saint-John et Roger l'Estrange h Rome pour obtenir de Nicolas IV une confirmation de la reconnaissance qui avait été faite par les compétiteurs , que la couronne d'Ecosse dépendait de celle d'Angleterre. Le pontife, après avoir consulté les cardinaux, rendit un refus poli, mais positif [1er mars 1292]. Il avait un vif désir, dit-il, de satisfaire au vœu du roi autant que sa conscience le lui permettrait ; mais la suzeraineté d'Edouard était une ques-

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