‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 151 sur 563 · Wals. 169. Avesb. 179, 180. Murim. 103. Stow · texte numérisé non relu

Wals. 169. Avesb. 179, 180. Murim. 103. Stow

2. Rym. v, 794-799, 808, 816. Knyght. 3607. Wals. 170. Murim. 105.

10« HISTOIKL D ANGLETEKBK.

se plaignit de la mauvaise foi de son adversaire : l'indignation le poussa de nouveau aux armes ; et'un plan d'opérations combinées fut concerté entre lui et son fils aîné, nommé alors, à cause de la couleur de son armure, le prince Noir. Ce dernier ouvrit la campagne avec une armée de soixante mille hommes. Les ordres donnés aux soldats étaient de piller, de brûler et de détruire; et aiin qu'ils pussent étendre leurs ravages sur un plus grand espace de terrain, ils furent partagés en plusieurs « batailles, » dont les instructions étaient de se tenir, durant la marche, h une certaine distance les unes des autres [6 oct. 1355]. Des murs de Bordeaux, le prince conduisit ses pillards par le comté d'Armagnac jusqu'au pied des Pyrénées; et tournant au nord, il continua ses dévastations jusqu'à ce qu'il fut arrivé devant la ville de Toulouse. Deux jours se passèrent en efforts infructueux pour provoquer l'ennemi au combat : le troisième, il passa la Garonne à gué, reprit son œuvre de destruction, et livra aux flammes les faubourgs de Carcassonne et le bourg de Narbonne. Mais les mesures qui avaient été prises pour assembler une nombreuse armée sur ses derrières l'avertirent de revenir. L'ennemi se retira a son approche : les Anglais, chargés de butin, retournèrent à Bordeaux ; et le jeune Edouard put se vanter d'avoir, dans le court espace de sept semaines, réduit en cendres plus de cinq cents cités, villes et villages, dans une province populeuse qui, depuis un siècle, n'avait pas été en proie aux horreurs de la guerre l.

[2 nov.] Durant cette expédition, le roi d'Angleterre partit de Calais à la tête d'une brillante armée ; mais tous ses plans furent déconcertés par la politique de Jean, qui évita avec prudence un engagement, mais eut soin, en se retirant devant son adversaire, de dévaster le pays d'alentour. Les Anglais n'avaient pas atteint Amiens que le manque de vivres les força de revenir. Us s'en procurèrent une petite quantité dans le Boulonnais, et ils rentrèrent h Calais dix jours après en être partis [12 nov.]. La le monarque français chercha à amuser Edouard en lui proposant une bataille générale, tandis que ses alliés les Ecossais surprenaient Berwick [6 nov.], inondaient la frontière et répandaient la dévastation dans les comtés du nord. Mais à cette nouvelle, le roi se hâta de passer en Angleterre, tint son parlement à West-

1. Voyez le rapport officiel dans Avesbury, Carcassonne était aussi

grande que York, Narbonne ne l'était guère moins que Londres. Ibid. 2'2(h Le prétexte de ces dévastations était que le roi de France tirait une partie considérable de son revenu de ces provinces, et que les ravager ce serait diminuer en proportion ses moyens de continuer la guerre. Ibid.

Page 1