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venir faire hommage h Nevveastle, où la cérémonie fut accomplie dans la forme accoutumée et dans ces termes : a Mon seigneur, sire Edouard, roi d'Angleterre, seigneur suzerain du royaume d'Ecosse, moi, John de Baliol, roi d'Ecosse et de toutes ses appartenances et dépendances, lequel royaume je tiens, et dois de droit, et prétends tenir par héritage pour moi et mes hoirs, rois d'Ecosse, de vous et de vos hoirs, rois d'Angleterre. Et foi et loyauté je vous garderai à vous et a vos hoirs, rois d'Angleterre, de vie et membre, et honneur mondain, contre tous hommes qui peuvent vivre et mourir l. » Peu de jours après 14 janvier 1293 j, Edouard publia des lettres patentes, dans lesquelles il déclarait que, relativement à l'héritier de la couronne d'Ecosse, quel que pût être son âge, le roi d'Angleterre n'avait aucun droit de tutelle, ou de mariage, ou de saisine , du royaume, ni aucun autre droit que l'hommage et la suzeraineté, et les droits appartenant a cet hommage et suzeraineté2. » Ainsi finit cette mémorable controverse, dans laquelle le roi, quoi que l'on puisse penser de ses propres prétentions, montra le désir le plus louable de rendre justice aux différents compétiteurs, et adjugea en définitive la couronne- au postulant, qui était indubitablement le véritable héritier,
Baliol, pour obtenir une couronne, avait consenti à la porter comme vassal. U sentit bientôt les conséquences du vasselage, et jjne série de petits outrages lui apprit a regretter la condition plus humble qu'il avait quittée. Tout plaideur devant sa cour, qui n'était point satisfait de la décision du roi, pouvait en appeler à l'équité du seigneur suzerain. Edouard déclara qu'il était de • son devoir d'administrer la justice avec impartialité aux derniers aussi bien qu'aux premiers de ses vassaux, et le roi d'Ecosse, dans la première année de son règne, ne reçut pas moins de quatre citations pour répondre h la cour du roi d'Angleterre, et prouver la légalité de ses jugements3. Il est difficile