‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 19 sur 563 · Rym. u, 590-595. Rot. Scot. i · texte numérisé non relu

Rym. u, 590-595. Rot. Scot. i

2. Ces lettres réfutent complètement tous lès-raisonnements en faveur de l'indépendance de la couronne d'Ecosse, fondes sur la supposition oue la tutelle, le mariage et la garde des terres étaient les droits inaliénables de la suprématie féodale. Voyez. Vindicat ion of iïudep, 8, 10, 21.

3. Rym. n, 605, 606, 608, 615. Roi. Scoi. 17, 18, 19. Do l'avis de son parlement," Edouard décida que dans tous les cas d'appel, si le roi d'Ecosse ne répondait pas à la seconde sommation, il perdrait le droit de connaître le fond de la cause, et serait mis à l'amende au bon plaisir du roi; que s'il était convaincu d'avoir dépossédé injustement les autres de leurs terres, et il serait mis à l'amende et que les terres seraient restituées à leurs légitimes propriétaires, qui

CHAMTKE PREMIER. 2i

de concilier de tels procédésavec la politique habituelle d'Edouard. II ne pouvait ignorer que les Écossais supportaient sa suprématie avec impatience, et il n'était pas possible de douter que le fréquent exercice qu'il en faisait ne dût ajouter à leur mécontentement et provoquer leur résistance. Noûs pouvons cependant en toute sûreté l'absoudre de l'imputation d'avoir eu dessein d'humilier Baliol par un système étudié d'abaissement. De tels appels étaient devenus communs partout où prévalait la jurisprudence féodale. Edouard lui-même, comme duc d'Aquitaine, avait été fréquemment sommé de venir repousser les accusations de ses vassaux, ou d'accepter un gage de bataille à la cour du roi de France, et les juges royaux Sauraient pu rejeter sans danger la prière des appelants quand elle était faite dans la forme voulue par la loi. A tous autres égards , la conduite d'Edouard envers Baliol était honorable et affectueuse. 11* lui rendit fidèlement toutes les forteresses de l'Ecosse ; il déclara par un acte public, qu'çn cas de minorité le roi d'Angleterre n'avait aucun droit à la tutelle ni sur le mariage de l'héritier de la couronne d'Ecosse, et en toute occasion il accorda de grand coeur les justes réclama- % lions du roi son vassal, ou les faveurs sollicitées par lui.

Le seul appel qui pût donner de l'inquiétude au nouveau roi fut intenté par Macduff, fils de Malcolm, comte de Fife. Durant l'interrègne écossais, les régents, par ordre du roi d'Angleterre,* avaient entendu sa réclamation, et lui avaient adjugé la possession- des terres de Rercs et de Crey. Néanmoins Baliol, de l'avis de son conseil, et sous prétexte que ces domaines devaient rester entre les mains du roi pendant la minorité d'un autre prétendant, jeta Macduff en prison et cassa l'arrêt des régents : mesure assurément peu judicieuse, en ce qu'elle avait l'apparence d'un outrage envers Edouard, sous l'autorité de qui l'ancienne décision avait été prononcée l. Macduff en appela à l'équité de leur seigneur commun, et Baliol fut sommé de répondre à sa plainte

de leur vivant et du vivant d'Edouard et de Baliol, les tiendraient de la couronne anglaise; et que pour faux jugement ou emprisonnement, il serait mis à l'amende et passible de dommages. Bot. Pari, i, 110. L'introduction même de ces règlemonts prouve que jusque-là les appels du jugement des rois d'Ecosse étaient inconnus dans les cours anglaises. Aucun appel de ce genre n'avait eu lieu sons ses prédécesseurs, ^as môme de 1174 à 1189 , lorsque le roi d'Ecosse et la nation écossaise reconnaissaient ouvertement la supériorité féodale de la couronne anglaise. C'était une innovation; mais Edouard émit déterminé à attacher à sa suprématie tous les droits que, comme duc de (juienne, il avait été forcé de reconnaître à la couronne de France.

Page 1