Rvm. n, 500, 598, 60-2, (Jlfl
devant la cour du roi dans le terme de la Trinité. 11 ne tint pas compte de la première citation, et le shériff de Northumberland lui en remit [2 août] au château de Stirling une seconde qui le sommait de répondre non-seulement a l'appel de Macduff , mais de son mépris de l'autorité d'Édouard A. Ici toutefois il faut remarquer que sa présence personnelle n'était pas requise : en pareil cas, et le demandeur et le défenseur pouvaient, s'ils le jugeaient convenable, se faire représenter par leurs fondés de pouvoir respectifs2. Mais Baliol, dans le dessein, à ce qu'il semble, de faire des objections à la pratique des appels en général, se présenta au jour marqué [30 sept.], et aussitôt que la plainte de Macduff eut été lue 3, il se leva , désavoua toute intention de mépris de son seigneur suzerain, et soutint qu'il n'était pas tenu de répondre à l'appelant. La cour se prononça contre lui, et Macduff sollicita un jugement en sa faveur. Edouard fit observer à Baliol qu'il avait juré fidélité et fait hommage à la couronne d'Angleterre, qu'il avait été légalement convoqué, devant la cour de son seigneur suzerain , et qu'il était tenu de répondre ou de donner un motif de ne pas le faire. Le roi d'Ecosse répliqua que c'était un point qui concernait les droits de sa couronne, et sur lequel il n'osait pas répondre sans l'avis des prud'hommes de son royaume. Lorsqu'on lui fit observer qu'on * pourrait lui laisser le temps de les consulter, il répondit qu'il ne voulait demander ni temps ni ajournement. Edouard alors requit l'avis des prélats, des seigneurs et juges composant son conseil, par lesquels il fut décidé que Baliol n'avait point présenté de défense^que la connaissance du fond de la cause était dévolue au roi d'Angleterre ; que Macduff, en compensation de son emprisonnement, recevrait des dommages qui seraient évalués par la cour ; que le roi d'Écosse, en refusant de répondre, quoiqu'il eût antérieurement soumis son droit de succession h la décision de son seigneur, avait commis un acte manifeste de mépris et de désobéissance, et que jusqu'à ce qu'il donnât satisfaction de ce mépris et de cette désobéissance, trois de ses châteaux d'Ecosse, avec leurs prérogatives royales, seraient mis en séquestre dans les mains du roi. Mais avant que ce jugement ne fût prononcé,