‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 199 sur 563 · CHAPITRE QUATRIÈME. Tt · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. Tt

2. Mais indépendamment des tailles, les financiers du temps avaient découvert plusieurs autres moyens de se procurer de l'argent. Le droit sur l'exportation des laines et des cuirs était une source abondante de revenu. D'après l'ancienne coutume , les officiers du roi percevaient dans les ports d'embarcation un demimarc par sac de laine, la même somme sur trois cents peaux avec la laine, et un marc entier par last de cuirs1. Mais Edouard, par l'illégale imposition de la mallôte, avait prouvé que ces articles pouvaient supporter un accroissement considérable de droits, qui tomberait, prétendait-on, non sur le marchand indigène, mais sur le consommateur étranger; et quand la seconde guerre avec la France demanda des efforts extraordinaires , l'autorité parlementaire éleva tous les ans ce droit, jusqu'à ce que, dans le cours de sept années, il eût atteint cinquante shillings par sac de laine, la même somme par deux cent quarante peaux avec la laine, et cinq livres et un marc par last de cuirs2. 3. En outre , le roi reçut aussi le droit connu depuis sous le nom de tonnage et pondage , de deux shillings par tonneau de vin importé , et de six pence par livre de marchandises importées ou exportées. Ce droit lui fut accordé à condition d'entretenir une flotte en mer pour la protection du commerce, et fut d'abord voté d'année en année, non par les deux chambres du parlement, mais par les citoyens et les bourgeois, qui seuls étaient intéressés dans les affaires commerciales3. Toutefois, on découvrit bientôt que le nouveau droit , en ce qui regardait les importations , était payé en réalité par les consommateurs ; et les lords et les communes, au lieu de pétitionner contre, comme ils avaient fait contre la maltôte , le rendirent légal en l'accordant eux-mêmes4. 4. En 1371, le clergé vota pour le roi un subside de cinquante mille livres à lever sur les bénéfices ecclésiastiques ; et les laïques une

1. Pour donner un avantage au marchand anglais sur le marchand étranger, partout où le premier payait un marc, le dernier payait une livre. Ibid. 273.

2. Les étrangers, au lieu de 21. 10 s., pavaient 3 1. 6 s. 8 d. — et au lieu de 51. 13 s. 4d., la somme de 61. G s. 8d. (Ibid. 300.) Le sac de laine contenait vingt-six stones ou trois cent soixante-quatre livres. (Ibid. 142.) Elle différait grandement en qualité et en prix. En 1343, le parlement éleva le prix de 50 pour cent : alors la meilleure laine, celle du Shropshire et du Lincoln, se vendait à 14 marcs le sac, le droit non compris, et la plus mauvaise, celle du Cornwall, seulement à 4 marcs. Ibid. 138. D'après cela, il parait qu'il y a une erreur dans l'évaluation des biens-meubles de William Miller, dont il a été fait mention. Probablement au lieu de une livre, nous devons lire une stone — petra et non libra.

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