Roi. Pari. u. 304. Brady, i
UIA1MTUE tjl'ATIllKMK.. ïii)
avec la France , avaient accepté volontiers des aides pécuniaires au lieu du service personnel, et levé des années de mercenaires composées de leurs sujets et d'aventurier^ étrangers. La passion des croisades donna plus d'étendue a ce système, qui de nouveau fut restreint à mesure que la couronne s'appauvrit de plus en plus sous Richard, Jean et Henri III. Les Edouards paraissent n'avoir suivi aucun plan uniforme , mais avoir levé leurs armées comme les circonstances le suggéraient. Ils agissaient tantôt avec, tantôt sans l'avis préalable de leur parlement. Parfois ils expédiaient des lettres à leurs tenanciers militaires , sollicitant leurs services comme une faveur plutôt que comme un devoir, et les priant de mettre sur pied toutes les forces qu'il était en leur pouvoir de lever ». Dans d'autres occasions, ils les sommaient de rejoindre l'étendard royal un certain jour, avec menace de punition contre ceux qui manqueraient a l'appel. Les*writs furent confiés d'abord aux soins du shérifî, qui en envoyait copie a tous les individus du comté tenant la couronne par baronnie ; et , pour en informer les petits tenanciers, ordonnait qu'une proclamation fût faite ifans toutes les cours et dans les foires et marchés2. Les laïques avaient ordre de se présenter en personne et d'amener le nombre d'hommes spécifié dans leurs lenures, à l'exception des vieillards et des infirmes, à qui il était permis de se faire remplacer3; le clergé et les femmes recevaient Tordre d'envoyer tout le service qu'ils devaient; et généralement on les excusait, s'ils préféraient payer l'amende ordinaire, qui était tantôt de vingt livres, tantôt de quarante marcs par fief de chevalier4. Le devoir du connétable et du maréchal était de les organiser aussitôt qu'ils arrivaient, et d'avoir soin qu'aucune fraude ne fût commise quant au nombre ou a l'équipement5. Mais indépendamment de ces