‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 213 sur 563 · CHAPITRE QUATRIÈME. *«l · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. *«l

leur pouvoir *. Cette détermination solennelle mit pour jamais la question au néant.

3. On a rapporté l'origine du payement des premiers fruits aux présents que, dans les siècles plus reculés, chaque évôque, lorsqu'il était consacré, et chaque prêtre à son ordination, devait faire aux prélats qui officiaient et à leurs assistants. Grégoire le Grand les abolit : après sa mort ils reparurent; et comme le montant du don se réglait sur la valeur du bénéfice, insensiblement il fut taxé à une année du revenu. Dans maint diocèse on l'exigeait de tout le clergé inférieur ; à la cour de Rome, c'était à chaque promotion : d'où il résultait que, comme beaucoup de prélats obtenaient leurs sièges par a provisions » papales, les premiers fruits de la plupart des évêchés étaient graduellement absorbés par le trésor du pape 2. En Angleterre, Pandolphe, évôque de Norwich, fut, dit-on, le premier qui exigea cette taxe de son clergé, sous prétexte des charges dont il se trouvait lui-même accablé 3. En 1246, Boniface, archevôquo de Canterbury, obtint d'Innocent IV la première année du revenu de tous les bénéfices de son diocèse, qui viendraient a vaquer durant les six années suivantes4; et d'autres prélats demandèrent souvent de semblables concessions aux successeurs de ce pontife. A la fin Clément V, donnant pour excuse les besoins urgents de l'Eglise romaine, réserva pour son propre usage tous les premiers fruits qui pourraient survenir dans le cours de deux années 5; et quelque temps après, son successeur Jean XXII imita son exemple, mais étendit le terme a trois ans.

l\. Il convient de romarquer ici la manière dont la provision des bénéfices était dévolue à l'Eglise de Rome. Après la concession de la Magna Charta, il devint d'usage qu'a la vacance de tout siège, le chapitre sollicitât un congé d'élire , pour choisir h la majorité des suffrages, ou par voix de compromis, le futur évôque, et le présenter au roi afin d'obtenir l'approbation royale. Cette approbation était signifiée au métropolitain, si c'était une Eglise qui lui fût soumise, ou au pape, si c'était un siège métropolitain. Quand l'élection avait été confirmée par le pape ou le métropolitain, la confirmation était notifiée au roi, qui recevait l'hommage

Page 1