‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 214 sur 563 · Rym. i, 4(hi · texte numérisé non relu

Rym. i, 4(hi

r». Hym. m, 7.r».

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du nouvel évêque, et lui donnait le temporel de son évôché ». Dans le cours de ces formalités complexes, il se présentait fréquemment des difficultés. Pour s'assurer de personnes propres aux fonctions épiscopales , et pour prévenir une influence illégitime sur le choix, les canons avaient introduit tant de règlements, minutieux et rigoureux , qu'il était aisé au pape ou au métropolitain, s'il en avait le désir, de découvrir des motifs suffisants pour rejeter presque tout individu. A la vérité, le métropolitain, de qui on pouvait appeler au pape , avait soin d'exercer son autorité avec modération ; mais le jugement du pape était définitif, et nos monarques avaient coutume d'exercer toute leur influence à la cour de Rome, pour s'affranchir d'un prélat qui leur déplaisait, et exalter un prélat favori. Par degrés, les papes attirèrent a eux le droit d'institution , qui anciennement appartenait aux métropolitains, et par le moyen des « provisions, » nommèrent à un grand nombre d'évêchés. Le monarque ne vit pas ce changement avec déplaisir. Il trouvait en général le pontife plus traitable que les chapitres ; et si de temps en temps il acquiesçait au choix du pape, il pouvait en retour attendre une attention égale pour sa propre recommandation. Il gagnait probablement au change.

Dans ces occasions, il avait été d'usage que le pape envoyât au roi une copie de la « provision, » avec requête de vouloir bien accorder le temporel du siège au nouvel évêque2. 11 arriva que dans la première année du règne d'Edouard Ier, tandis que le roi revenait de la terre sainte, le pa{)e nomma Robert de Kilwardby au siège archiépiscopal de Canterbury. Le conseil admit le nouveau primat, mais avec protestation que la provision était contraire aux droits de la couronne, et déclaration qu'à l'avenir le roi ne se croirait pas obligé d'accorder le temporel aux prélats ainsi pourvus 3. Six ans plus tard, Robert accepta la dignité de cardinal et résigna son .archevêché. Comme la résignation fut faite en cour papale, le pontife, selon la coutume, nomma son successeur; mais, probablement à cause de la protestation du conseil, il omit dans sa lettre au roi la requête habituelle concernant le temporel. Cette omission fit hésiter; mais à la fin, sur la supposition que c'était une erreur du clerc , on passa outre 4.

1. Rym. iv, 01. Rot. Rom. 10. Ed. III, apud Brad. ni. App. 116. i>. Rym. i, 305.

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