‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 217 sur 563 · Id. vi · texte numérisé non relu

Id. vi

CHAPITIIE QUATRIÈME. 505

» au nom de notre seigneur le roi, et sous les peines y relatives, » d'apporter ou de faire rien qui puisse être préjudiciable au roi, » à sa terre, ou à aucun de ses sujets; ou de recevoir et exécuter » dorénavant aucun ordre qui pourrait arriver et être préjudi- » ciable a lui, a sa terre ou a ses sujets, sous les mêmes peines.» Après ce discours peu courtois, il devait les traiter avec toutes sortes d'attentions et informer le roi de leur arrivée *.

Dans la dernière année du règne d'Edouard Ier [1307], les différentes prétentions des pontifes devinrent le sujet d'une investigation parlementaire. Le roi, les lords et les communes prirent la résolution unanime de mettre fin a toutes les causes de plaintes, et Testa, procureur du pape, fut sévèrement réprimandé devant les deux chambres; il lui fut défendu de renouveler ses anciennes exactions, et strictement enjoint de garder pour l'usage du roi l'argent qu'il avait perçu [22 mars]. En même temps on adressa aux shérifls Tordre d'arrêter toutes les personnes qui avaient été employées par lui, et de les amener devant le roi à jour marqué, pour répondre aux plaintes des gens lésés. Il est impossible de justifier Edouard du soupçon de duplicité en cette occasion. Le cardinal évêque de Sabine alla le voir pendant la session du parlement [4 avril] ; dès qu'il fut dissous, le roi prit Testa et ses employés sous sa protection royale, et leur accorda la permission de lever les premiers fruits, d'accomplir les mêmes actes que leurs prédécesseurs, et de transmettre au pontife, en lettres de change, les sommes qu'ils avaient recueillies. Le cardinal partit bientôt après; et les officiers du pape furent immédiatement entravés par les officiers de la couronne. Us exhibèrent les lettres du roi; mais on leur dit que ces lettres contenaient les mot?, « autant qu'il est en notre pouvoir ; » or il n'était pas au pouvoir du roi de se dessaisir des droits de la couronne ; et en conséquence la protection qu'ils avaient obtenue n'avait aucune valeur. [27 juin] Ils appelèrent de cette décision à Edouard lui-même, qui répondit par l'ordre d'observer les prohibitions du parlement. Sa mort, qui arriva peu de jours après, laissa la question indécise 2.

Elle resta dans cet état sous le règne d'Edouard ÏI, et pendant la première partie de celui de son successeur. Mais en 1343, l'acte d'Edouard Ier fut lu au parlement, et on fit un acte additionnel, défendant, sous peine de confiscation, a toutes personnes

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