Ibid. p
5. Wais. 192. Cont. Murim. 130. Wycliffe écrivit un traité intitulé . « Pour-
m I1IST0IHE D'ANGLETERRE.
exercer le métier de prédicateur ambulant sans la permission et môme au mépris de l'autorité des évêques.
La grossièreté des invectives de WyclifTe et la conduite rebelle de ses pauvres prêtres devinrent bientôt des sujets d'étonnement et de plainte. Dans la dernière année du règne d'Edouard, pendant la session du parlement, il fut sommé de répondre dans Saint-Paul, devant le primat et F évêque de Londres. Il obéit; mais il se présenta entre les deux plus puissants sujets d'Angleterre, le duc de Lancaster, et Percy, le lord maréchal. Leur but était d'intimider ses adversaires ; et l'attaque fut commencée par Lancaster, qui ordonna d'avancer un siège à Wycliffc. Courtenay, évêque de Londres, répondit qu'il n'était pas d'usage que l'accuse s'assît en présence de ses juges et sans leur permission. Il s'ensuivit une véhémente altercation, et le langage de Lancaster devint si injurieux, que la populace se souleva pour défendre son évêque, et que si le prélat ne fût intervenu, elle se serait portée a des actes de violence contre celui qui l'avait outragé. Le duc réussit à s'échapper; mais son palais de la Savoie fut pillé dans le tumulte que nous avons déjà décrit. Wycliffe jugea nécessaire de s'excuser de son mieux, et eut la permission de partir après une sévère réprimande et l'ordre de garder a l'avenir le silence sur les sujets qui avaient fait naître tant de plaintes *.
Peu de jours après le roi expira [21 juin 1377J. La suite de l'histoire de Wycliffe sera racontée sous le règne du monarque suivant.
quoi les pauvres prêtres n'ont aucun bénéfice > 11 est publié par Lewis, p. 287. Les raisons pour refuser des bénéfices sont au nombre de trois : 1* La crainte de la simonie; 2" le danger de mal dépenser les revenus, qui appartiennent aux pauvres; 3" l'espoir de faire plus de bien en allant de lieu en lieu.
1. Wals. 101. Cont. Murim. 137. Lel. Coll. i, 183. ni, 370. Harpsfield, 683. Fuller,13ô. . <.