‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 227 sur 563 · CHAPITRE CINQUIÈME. i7b · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME. i7b

duc do Lnncaster h la fin du dernier règne , ses richesses , son pouvoir et son ambition connue, avaient fait prévaloir l'opinion qu'il saisirait la première occasion de placer la couronne sur sa tête. A la grande surprise de ses ennemis, il acquiesça de bonne grâce à la nomination du conseil , et se retira avec sa suite au château de Kcnilworth. Mais quoiqu'il fût exclus ainsi en apparence de l'administration ainsi que ses frères, les nouveaux comtes de Cambridge et de Buckingham , il avait eu soin d'obtenir des places au conseil pour plusieurs de ses créatures, dont la nomination tint en éveil la méfiance de ses adversaires, et donna lieu a bien des bruits spécieux, mais peut-être sans fondement1.

Le malheur fut que le roi se trouva dès le commencement de son règne engagé dans une guerre dispendieuse. La trêve entre l'Angleterre et la France était expirée avant la mort d'Edouard; et Charles avait saisi cette occasion de renouveler les hostilités et d'ajouter à ses premières conquêtes [21 août]. Ses flottes insultèrent les côtes de l'Angleterre; l'île de Wight fut pillée ; la ville de Hastings fut brûlée ; quoique l'ennemi eût été repoussé de Southampton par le comte d'Arundel, les villes maritimes étaient continuellement exposées à leurs visites et les négociants appauvris par l'interruption du commerce. Dans ces expéditions, les Français obtinrent la coopération des Espagnols, dont l'animosité s'était aigrie des prétentions impolitiques du duc de Lancaster aux couronnes de Castille et de Léon, du chof de sa femme. Avec un trésor épuisé , il était impossible au nouveau gouvernement de s'opposer h l'ennemi sur mer ou d'arrêter ses progrès sur terre : le roi convoqua parlement sur parlement pour demander assistance à son peuple ; et ces assemblées, imitant celles du dernier règne, accompagnèrent chaque subside de pétitions qui obtinrent la confirmation des statuts déjà rendus, et la concession de nouveaux et importants privilèges, dont la chambre des communes jouit encore aujourd'hui.

Le premier parlement de Richard montra combien l'influence du duc de Lancaster avait décliné. La majorité dans les communes se composait des membres qui avaient été ameutés contre lui en 1376; et le nouvel orateur était sir Peter de la Mere, le même homme qu'il avait fait emprisonner à cause de son activité en cette occasion. [13 octobre] L'archevêque de Canterbury ouvrit la session par un discours dans lequel il recommandait Richard

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