‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 235 sur 563 · pence. (Note du traducteur · texte numérisé non relu

pence. (Note du traducteur

3. Rot. Pari, in, 88-90. Le clergé en assemblée accorda une taxe semblable de 6 s. 8 d. par chaque prélat, prêtre régulier et séculier et religieuse, et d'un shilling par chaque diacre et clerc inférieur. Conc. m, 150. Je remarque que les communes affirment à cette occasion que les richesses du clergé s'élevaient à la moitié de celles des laïques. Rot. Pari, m, 90.

lement fui dissous immédiatement ; mais la perception de la taxe donna lieu aune insurrection qui menaça la vie du roi et l'existence même du gouvernement.

A cette époque, une fermentation secrète semble avoir agité la masse du peuple dans beaucoup de parties de l'Europe. On ne voulait plus se soumettre aux injonctions de ses gouvernants ni porter les chaînes dont ses pères avaient été chargés par une aristocratie belliqueuse et hautaine. Nous pouvons attribuer l'éveil de cet esprit d'indépendance à diverses causes opérant dans la même direction ; aux progrès de la société , à la diffusion graduelle des lumières, au fardeau croissant des taxes, et, par-dessus tout, aux nombreuses et longues guerres qui avaient récemment bouleversé l'Europe. Les souverains et les nobles avaient été souvent dans la nécessité de courtiser le bon vouloir du peuple : les bourgeois dans les villes, et les tenanciers inférieurs dans les campagnes, avaient appris, par les demandes réitérées qu'on leur faisait, à se former une idée de leur propre importance ; et les archers et les soldats d'infanterie qui avaient servi pendant des années dans les guerres, ne se souciaient pas, à leur retour dans leurs foyers , de reprendre l'humble condition de serfs de leurs anciens seigneurs. En Flandre, les communes s'étaient soulevées contre leur comte Louis, et l'avaient chassé de ses états ; en France, la populace avait pris possession de Paris et do Rouen, et massacré les collecteurs des revenus. En Angleterre, un esprit de mécontentement agitait le corps entier des vilains, qui étaient restés presque dans la même situation où nous les avons laissés lors de la conquête des Normands. Ils étaient toujours attachés au sol, taillables à la volonté du seigneur, et tenus do payer les amendes pour le mariage des femmes , de faire le travail coutumier, et de rendre les autres prestations serviles inhérentes a leur condition. Il est vrai qu'avec le temps beaucoup avaient obtenu les droits d'hommes libres. De temps a autre, le roi ou le seigneur affranchissait à la fois tous les serfs sur quelque domaine particulier, en retour d'une rente fixe à répartir annuellement sur les habitants l. Mais les progrès do l'émancipation étaient lents : l'amélioration du sort de leurs anciens compagnons ne servait qu'à aigrir le mécontentement de ceux qui portaient encore les chaînes de la servitude; et dans maint endroit, les vilains formèrent des associations pour se soutenir mutuellement et tirer

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