‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 25 sur 563 · Anderson, LHphm. Scot. tab. xu. thrés. des Chart · texte numérisé non relu

Anderson, LHphm. Scot. tab. xu. thrés. des Chart

32 HISTOIRE ll'ANGLETEKUE.

1 expédition qu'il projetait en Guienne ; puis il demanda les châteaux de Roxburgh, de Jedburgh et de Berwick, comme sûreté pendant son absence ; et enfin il cita le roi d'Ecosse devant la cour qui devait être tenue k Newcastle sur Tyne au commencement de mars [1er mars 1296]. Si Baliol eût obéi k cette sommalion, il se fût trouvé au milieu d'une armée de quarante mille hommes 1 ; mais ses barons eurent soin de le retenir dans les Hautes-Terres, et firent les apprêts les plus actifs pour l'invasion de l'Angleterre. Le hasard fournit aux Ecossais la gloire ou le blâme de commencer les hostilités. Robert de Ros, lord de Werk, qui était amoureux d'une dame écossaise, avait, à sa persuasion, embrassé la cause de ses compatriotes. Le frère de ce seigneur, qui commandait en son absence, en donna avis a Edouard; et un corps de mille hommes, qui était en marche pour prendre possession du château, fut surpris la nuit et taillé en pièces presque tout entier. Edouard exprima sa satisfaction de ce que les Ecossais avaient été les premiers a tirer l'épée ; et s'avançant jusqu'à Werk, il y resta durant les fêtes de Pâques. Une faible tentative fut faite pour l'éloigner des frontières par l'invasion du Cumberland [26 mars]. Mais le roi poursuivit son but sans dévier. L'armée anglaise investit Berwick [30 mars] : le lendemain on l'emporta d'assaut, et sept mille hommes périrent dans le massacre 2. Les Ecossais se consolèrent de cette perte par la destruction de Corbridge et de Hexham ; et Baliol envoya [5 avril] au monarque anglais une renonciation formelle a l'hommage, en son nom et au nom de ses barons 3. « Félon ! insensé! » s'écria Edouard d'un ton de mépris et de pitié ; « mais puisqu'il ne veut pas obéir k nos sommations, nous devons l'aller trouver. » Le comte Warenne fut dépêché avec une force nombreuse pour assiéger le château de Dunbar, qui appartenait au comte de Mardi, partisan du roi, mais qui avait été livré par la comtesse a ses compatriotes. La garnison consentit k se rendre [27 avril], si la place n'était pas secourue dans trois jours; et le troisième, l'armée écossaise parut

1. Edouard, pour grossir son armée, avait offert plein nardon à tous proscrits et malfaiteurs qui se joindraient à lui. (Ahbrev. placit. 236. Rot. 1.) Elle était de 30,000 fantassins et de 4,000 chevaux. I/évèque de Durhain lui amena 1,000 fantassins et 700 chevaux : à quoi il faut ajouter un corps de Gallois et un autre d'Irlandais. Heming. i, 85.

•2. Heming. 87-9*2. "Walsing. 60, 183. Trivet, 285, 288. Vers ce temps, Robert Bruce mourut. Son fils refusa de se joindre à ses compatriotes contre Edouard; et en conséquence ses terres lui furent prises et furent données au comte de Buchan. Heming. 67, 83.

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