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se déployant le long de la chaîne des montagnes au delà de la ville. Warenne résolut de donner bataille; mais, soit a dessein, soit à cause de la nature du terrain, il ordonna a ses troupes de faire un mouvement rétrograde. « Us fuient, » s'écrièrent plusieurs voix sur les hauteurs ; et avec un grand cri quarante mille hommes se précipitèrent dans la vallée pour écraser les prétendus fuyards. A leur grand étonnement, ils rencontrèrent l'ennemi qui s'avançait en masse compacte : la consternation se répandit de bannière en bannière ; les assaillants s'enfuirent , et les Anglais obtinrent une victoire facile et qui ne leur coûta presque pas de sang. Le bruit public porta la perte des Ecossais a quinze ou vingt mille hommes : les calculs les plus modérés l'ont réduite à la moitié. Mais l'Ecosse fut alors subjuguée : Uunbar, Roxburgh et Jedburgh ouvrirent leurs portes; Edimbourg ne lit qu'un semblant de résistance ; Slirling fut abandonné par sa garnison ; et Perth, Brechin, Forfar et Saint-Andrew se soumirent *. L'infortuné Baliol [24 juin], monté sur un bidet et portant une baguette blanche, emblème de vasseiage, eut une entrevue avec son vainqueur dans un cimetière, et exprima ses regrets de son alliance avec le roi de France et de sa rébellion contre son seigneur lige ; mais il n'ébranla pas la résolution du roi d'Angleterre. Il avait refusé de tenir l'Ecosse d'Edouard, il était donc indigne de la recouvrer ; et il fut forcé de signer [2 juillet] a Kincardin un acte dans lequel il reconnaissait à son seigneur suzerain le droit d'entrer en possession de son fief après la renonciation à l'hommage, et lui transférait la fidélité que les barons et les fraucs-tenanciers écossais lui avaient jurée a lui-même 2. Le roi accorda au monarque déposé toutes les douceurs compatibles avec ses propres intérêts. Avec un train de prince et la Tour de Londres pour résidence, il eut pleine liberté de circuler dans une étendue de vingt milles autour des murs de la ville. S'il en faut croire Baliol même, il quitta la couronne sans regret. Les dissensions et la* violence des Ecossais, leur dissimulation, leur perfidie et leurs tentatives contre sa vie, avaient totalement éteint son désir de régner ; et sa seule ambition était de so retirer en Normandie et de vivre en particulier sur ses domaines patrimoniaux. Après trois années, ses vœux furent satisfaits. Il déclara solennellement qu'il ne se mêlerait plus jamais des affaires de l'Ecosse 3 ; le pape se porta caution