Triaîog. iv
2. Trialcg. iv, 17. En faveur de cette opinion il produit onze arguments, réfutés par "W oodford, 232-25Q.
3. Sœpè confessus surn et adhuc confiteor quod idem corpus Christi in numéro, quod fuit assumptum de vire;ine.... ipsum, inquam, idem corpus et eadem sub-
atantia est verè et realiter panis sacramentalis 3eu hostia non tamen audeo
dicere quod corpus Christi sit essentialiter substantialiter corporaliter vel ydempticè ille panis.... conceditur quod corpus Christi est quantumeunque varie quantificatum ibi, cum sit qu»Ubet pars quantitativa illius bostiœ, etc. etc. Conjessio Mag. Joan. fPyeclifi, apud Lewis, 272.
en sorte que la nature du pain n'est pas détruite, mais élevée k une substance de plus haute dignité1.
Sur le mariage, il hasarda plusieurs opinions extraordinaires , h savoir que le contrat d'usage dans lequel il est dit : « Je te prends pour femme , » contient une fausseté , et par conséquent est nul ; que néanmoins le consentement de l'âme est suffisant sans aucune expression de ce consentement en paroles; mais que les femmes qui ont passé l'âge d'avoir des enfants ne peuvent légitimement se marier avec ou sans paroles. Ses arguments à ce sujet sont de purs jeux de mots2.
Les prêtres qui prêchaient vraiment l'Evangile étaient , dans son opinion , les réels et seuls membres de la hiérarchie : tous ceux qui leur étaient opposés étaient des antichrists et les délégués de Satan. 11 en comptait douze classes, commençant par le pape, et finissant par les moines mendiants3. Cependant il affirmait que « les prélats et les prêtres ordonnés de Dieu viennent en place des apôtres et des disciples , et que le pape est le plus haut vicaire que le Christ ait sur cette terre4. »
11 inculquait la doctrine du purgatoire, et soutenait avec énergie l'efficacité de la messe5 ; mais tout en admettant la nécessité des cérémonies, il en censurait la multiplicité6, et s'élevait fortement contre la coutume de chanter dans les églises7. Il désapprouvait aussi les indulgences, les lieux de refuge et les pèleri-
1. « C'est le vrai Dieu en forme de pain c'est le vrai Dieu et le vrai pain. * Knyght. 2649. « La vraie foi des Chrétiens est que ce vénérable sacrement est du pain et le corps du Christ. » Ms. apud Lew. 78. Voyez Trialog. iv, 4, 27.
9. Prenez pour exemple son argument contre le contrat. Nulle femme n'est l'épouse d'un homme jusqu'à ce qu'elle ait donné son consentement; mais dans la cérémonie du mariage, l'homme dit : « Je te prends pour femme, » avant que la femme ait donné son consentement: donc , il dit une chose fausse , et conséquemraent le contrat est nul. Voyez Trialog. iv, 20, 22. Woodford, 211.