‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 253 sur 563 · Ms. des Prélats, apud Lew · texte numérisé non relu

Ms. des Prélats, apud Lew

2. « La sainte bible, longtemps avant les jours de Wyeliffe, fut traduite en langue anglaise par des hommes vertueux et très-instruits , et était lue avec fruit et révérence par les gens bons et pieux. » Sir Th. More, bialog. ni , 14. L'archevêque Cranmer l'affirme aussi. * 11 n'y a guère plus de cent ans que l'écriture ne se ht plus en lanpue vulgaire dans ce royaume, et il y a nombre de siècles

qu'elle avait ete traduite, et qu'on la lisait en langue saxonne et quand cette

langue vieillit et tomba en désuétude, pour qu'o;i ne perdit pas le fruit qu'on tirait de cette lecture, il en fut lait dans le nouveau langaue une autre traduction, dont plusieurs copies existent encore. » Strvpe's Cranmer, App. 242.

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a dater de cette époque , devint une suite d'erreurs et d'infortunes qui le jetèrent fréquemment dans la détresse, et finirent par lui coûler la couronne et la vie. Les ministres qui, à dessein ou par hasard , furent placés auprès de sa personne , ne furent pas choisis dans les hautes classes de l'état; et lorsque, ainsi qu'il était naturel de le prévoir, ils eurent par leurs soins acquis son attachement , la faveur dont ils jouissaient leur fut imputée à crime, et chaque bienfait qu'ils recevaient fut regardé comme une injure par les familles plus nobles et plus anciennes. Cette opposition systématique contre ses favoris exaspéra le roi, et le porta à prêter une oreille attentive aux soupçons et aux craintes suggérés par l'officieuse amitié de son entourage. Le lecteur se rappellera que d'abord le duc de Lancaster fut le principal objet de sa méfiance ; et que les bruits qu'on avait fait circuler alors, sans autre fondement peut-être que sa grande puissance et sa proximité du trône, s'étaient renouvelés pendant la dernière insurrection. Le prince crut devoir chercher un asile a la cour d'Ecosse ; et il ne revint que lorsque le roi eut, par une proclamation, rendu témoignage à son innocence, et l'eut autorisé h voyager escorté de gardes du corps pour la sûreté de sa personne1. Quand l'<évêque de Norwich eut achevé sa malheureuse croisade, le duc conclut un armistice avec la France [nov. 1383], dans lequel les Ecossais furent compris ; mais comme ils continuaient la guerre, il passa les frontières [1384] avec une armée nombreuse, brûla les cabanes dont se composaient leurs villes, et leur fit un tort plus grave en abattant leurs forêts, dans lesquelles ils avaient coutume d'échapper aux poursuites des Anglais2. A son retour de çetle expédilion, les bruits sur sa déloyauté se réveillèrent; et pendant le parlement à Salisbury, un carme mit dans les mains du roi les détails écrits d'une réelle ou prétendue conspiration , tendant h placer la couronne sur la tête de son oncle. On conseilla à Richard d'en donner connaissance au duc, qui jura que l'accusation était fausse, offrit de prouver son innocence en champ clos, et demanda que le dénonciateur fût gardé étroitement jusqu'à plus ample informé. Le moine persista dans ses allégations, et fut remis à la garde de sir John Holand, frère utérin du roi3 ,

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