‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 27 sur 563 · Rym. n · texte numérisé non relu

Rym. n

3. Tantom invenit in hominibus ejusdcm regni maliiiam, fraudera, ....inten-

34 HISTOIRE JVANGLETËHRE.

de l'accomplissement de cette promesse; et Baliol [1er avril 1298] fut remis à l'évêque de Vicence, légat du pape, avec une protestation de la part d'Edouard, que, par cette remise, Boniface n'acquerrait rien de plus que le droit de disposer de la personne de Baliol et de ses domaines anglais 1 [18 juillet 1299]. L'exilé cessa bientôt d'être un objet de méfiance ; et sa mort, qui arriva six ans après [1305], n'eut aucune influence sur le cours des événements. Ses compatriotes l'ont condamné comme un prince faible et pusillanime : il me paraît à moi mériter autant de pitié que de Wâme. Son règne avait cessé longtemps avant qu'il résignât le sceptre ; et l'autorité souveraine était exercée par les seigneurs de son conseil, qui ne se servaient de son nom que comme d'une sanction à leurs mesures. C'est par eux que la guerre prit nais-' sance, par eux qu'elle fut conduite, et ils étaient responsables de son résultat. Baliol, qui en prévoyait les conséquences, la désapprouva toujours ; mais il unit sa destinée à celle de la nation, et devint victime de cette confiance qui provoqua si témérairement la lutte et de ce découragement qui l'abandonna si vite. Baliol perdit son royaume ; et les auteurs réels de la guerre recouvrèrent leurs honneurs et leurs possessions, quelques-uns immédiatement, et tous après un court intervalle.

De Perth, Edouard marcha sur Aberdeen, d'Aberdeen sur Elgin ; mais toutes les épées étaient rentrées dans le fourreau , et tous les genoux prêts a plier devant le seigneur de l'Ecosse. Ne pouvant découvrir un ennemi, il retourna au sud2, et convoqua un parlement à Berwick [1296], où tous les barons écossais, les prélats et les tenanciers de la couronne , tous les bourgs et communes par leurs représentants, firent hommage et jurèrent fidélité. Il ne fit point d'innovations dans les lois du royaume ni dans

tionis suœ non est prodictam regnum ingredi, seu de ipso regno aut pertinentes suis per se, vel per alium aut alios intromittere ullo modo. Voyez l'acte authentique, dans Prynnc, 665. Brady, in, App. 28.

1. Rym. ii, 840, 847. Carte, par erreur, a représenté cet acte comme une reconnaissance par le pape de la suzeraineté d'Edouard.

2. On a dit qu'Edouard détruisit toutes les preuves de l'indépendance écossaise qui existaient dans les archives des différents monastères. Mais lord Haiks avoue avec candeur que la seule preuve qu'il puisse découvrir de cette assertion, c'est que les Anglais détruisirent quelques-unes des chartes qui appartenaient à l'abbaye de Scone, et qu'ils arrachèrent les sceaux des autres. Ils emportèrent aussi les insignes de la royauté écossaise, et le fatal siège de pierre sur lequel les rois d'Ecosse s'asseyaient à leur couronnement, et duquel on croyait que

Seoti, quoeumque locatum Invenient lapidem, regnare tenentur ibidem.

Elle fut placée dans l'abbaye de Westminster. Hcming. 37. Ford, xi, 25.

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