Rot. Pari, m, 23-2, 233. Knyght
2. J'ai négligé bien des circonstances mentionnées parles historiens, attendu que je les considère comme de pures fictions inventées par les ennemis du roi : quant à l'intention de mettre en accusation les auteurs de la commission , je l'ai admise, parce que l'accusation elle-même existe encore sur les rôles, p. 234.
se chargea de s'assurer de la fidélité des citoyens, et fit même jurer aux différentes compagnies d'être prêtes h vivre et mourir avec le roi, et à s'opposer à ses ennemis jusqu'au dernier soupir. La commission devait expirer le 19 novembre : le 10, Richard entra dans la capitale. H fut reçu avec des témoignages inaccoutumés de joie et de respect ; le maire et les principaux citoyens portaient ses couleurs, blanc et cramoisi; et une foule immense l'accompagna à l'église de Saint-Paul, et de là à son palais de Westminster
Enorgueilli de cette réception, le roi se livra au repos : le lendemain malin [11 nov.], il apprit avec élonnement qu'un corps nombreux de troupes était arrivé dans les environs de Londres, sous le commandement du duc de Gloucester et des comtes d'Arundel et de \oltingham, le connétable, l'amiral et le maréchal d'Angleterre. Ils avaient concerté leurs mesures assez secrètement pour éviter tout soupçon, et avaient surveillé avec soin tous ses mouvements à son retour dans la capitale. Le jour suivant [12 nov.], il parut une proclamation royale qui défendait aux citoyens de prêter assistance ou de vendre des provisions à la force armée qui était dans le voisinage; mais le lendemain matin, les confédérés s'avnnçantà Hackney avec quarante mille hommes, envoyèrent dans la Cité une lettre par laquelle ils assuraient au maire et aux aldermen que leur seul objet était de délivrer le roi des mains des traîtres qui le tenaient en esclavage , leur commandaient , avec de violentes menaces, de donner leur appui à cette loyale cause, et demandaient une réponse immédiate. Le jour d'après, ils furent rejoints à Waltham-cross par les comtes de Derby et de Warwick; et ces cinq seigneurs, en présence des commissaires, « appelèrent» (c'est le terme dont ils se servirent), c'est-à-dire accusèrent cinq des favoris du roi de trahison. Richard, hors d'état de résister, consentit à recevoir, le dimanche suivant, les plaintes des lords appelants [17 nov.]. Ils entrèrent dans la Cité avec toute sorte de précautions contre la prétendue trahison de leurs ennemis , s'arrêtèrent pour examiner toutes les maisons des ruelles, et firent attendre le#roi pendant deux heures sur son trône dans Westminster-hall. Mais en sa présence ils se conduisirent avec une apparence d'humilité. A l'entrée de la salle, sur la première et la dernière marche du trône, ils fléchirent le genou
1. Rot. Pari, ni, 234. Knyght. 2696. Wals. 330. Mon, Eresh. 85.