‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 267 sur 563 · Rot. Pari · texte numérisé non relu

Rot. Pari

des appelants et de leurs associés. Des trente-neuf articles contenus dans cet acte, quatorze furent considérés comme crimes do trahison : les accusés furent déclarés coupables sur tous les points; et le duc, le comte et Tresilian furent condamnés séparément à subir la mort des traîtres, et leurs biens furent confisqués au profit du roi [13 février]. Le sort de l'archevêque d'York, en raison delà nouveauté du cas, fut remisa une délibération future; et en attendant on confisqua son temporel. Mais trois de ces victimes étaient déjà hors de leur atteinte. Le comte de Suflblk était arrivé à Paris. Il fut reçu avec bonté par le roi de France; mais il mourut de désespoir avant la fin de Tannée. Le duc d'Irlande avait trouvé un asile en Hollande; et l'archevêque était toujours caché dans le Northumberland1. [19 février.] Mais Tresilian, qui s'était déguisé, et occupait un logement sur le devant du palais, fut trahi par un domestique, mené devant les lords et envoyé en toute hâte à l'échafaud. [20 février.] Le lendemain, le môme sort ■ attendait sir Nicholas Brembre, qui vainement protesta de son innocence et offrit le gage de bataille à ses accusateurs.

[2 mars.] Après un court intervalle, les quatre juges du banc du roi, le premier baron de l'échiquier et l'avocat du roi furent accusés de trahison par les communes, sur le motif que, connaissant l'intention perfide de ceux qui avaient proposé les questions à Shrewsbury et à Nottingham, ils avaient fait, pour leur plaire, des réponses contraires a la loi. Ils répliquèrent tous de môme, à savoir qu'on leur avaii arraché leurs réponses par des menaces, et qu'en conséquence ils espéraient merci. Fullhorpe ajouta qu'il avait le lendemain révélé toute l'affaire au comte de Kent [3 mars]. Ils furent remis à un autre jour; mais Blake et Usk, qui répliquèrent [4 mars] que tout ce qu'ils avaient fait l'avait été par les ordres du roi, furent avertis que leur défense aggravait leur crime, parce qu'ils savaient que le roi n'était pas son maître, mais sous la domination des intimés. Ils furent condamnés et exécutés. Les juges furent ensuite rappelés et informés que, par

1. Le duc mourut à Louvain, en 1392, d'une blessure reçue en chassant un sanglier. On alloua à la duchesse 100 marcs par an pour son entretien. L'archevêque, à la requête du gouvernement, fut transféré, par le pape, d'YorV à Suint- Andrew. Mais comme les Ecossais ne reconnaissaient pas l'autorité d'Urbain, il fit voile pour la Flandre, accepta une petite cure, et la desservit jusqu'à sa mort. L'évèque d'Ely, chancelier, passa à York, Fordhara de Durham à Ely,S«cirlaw de Bath et Wells à Durham, et Ergham de Salisbury à Bath et Wells. Ces mutations élevèrent les amis des appelants et abaissèrent ceux du roi. Rym. vu, 574- 577. Tous ces changements eurent lieu pendant la session du parlement. Roi. Pari. 337, 238. Knygbt. 2709.

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