‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 269 sur 563 · CHAPITRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIEME

L'œuvre de sang fut alors terminée, et « le merveilleux parlement, » comme quelques-uns l'appelaient, ou « l'impitoyable parlement, » comme il élait plus justement appelé par d'autres, fut dissous après une longue session de cent vingt-deux jours. Avant la clôture, Tordre avait été donne d'expulser les gens de Bohême, attachés à la reine, et un pardon avait été accordé nonseulement aux appelants et à leurs amis, mais aussi aux adhérents du parti opposé, à l'exception de dix-huit personnes désignées par leur nom. Le parlement eut soin toutefois de mettre le roi dans l'impossibilité de casser les arrêts qui avaient été rendus, ou de rappeler en Angleterre ceux des condamnés qui s'étaient enfuis a l'étranger, et il récompensa les services des lords appelants par un présent de vingt mille livres, pris sur le , nouveau subside. Son dernier acte législatif [2 juin] équivalait à sa propre condamnation. C'était une ordonnance portant que a attendu que plusieurs points avaient été déclarés crimes de trahison dans le présent parlement, qui n'avaient jamais été déclarés tels par aucun statut , aucun juge ne pourrait s'en prévaloir pour prononcer un jugement de trahison dans aucun autre cas ou d'aucune autre manière qu'il n'avait fait avant le commencement de leurs procédures. » A la séance de clôture [3 juin], le roi fut forcé de prêter une seconde fois le serment du couronnement; les prélats renouvelèrent celui de fidélité, les lords leur hommage, et tous jurèrent de ne jamais consentir ni tolérer qu'aucun jugement rendu dans ce parlement fût cassé, ni aucun statut révoqué K

Pendant près d'un an, Richard ne fut qu'un instrument aux mains du parti. Le duc gouverna avec plus de douceur qu'on ne pouvait l'attendre de son caractère vindicatif; mais son administration ne fut signalée par aucun acte assez important pour éblouir la nation, ou donner de la stabilité a son pouvoir. L'invasion dont on avait été si souvent menacé par la France fut toujours

présence de l'accusé, qui parla pour se justifier sans être assisté d'un défenseur. Les communes répondirent, et les lords résolurent «d'examiner les charges et les circonstances avec bonne délibération, et de rendre le jugement qui serait à l'honneur de Dieu et à l'avantage du roi et du royaume. » ç lbid. 240, 241. ) r «»*♦<» « bonne délibération» consuma des jours et des semaines; mais rien n'indique que le prisonnier fut jamais entendu de nouveau pour sa défense, ou qu'on lui donna un conseil , ou qu'on interrogea des témoins. Nous voyons seulement que les lords décidaient entre eux si l'accusé était coupable d'un ou de plusieurs des chefs d'accusation, et si ce chef ou ces chefs allaient jusqu'à la trahison. Dès que ce point était déterminé, on le faisait venir pour reeevoir sa sentence, et on le menait immédiatement au supplice. Ibid. 240, 243, 244.

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