‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 283 sur 563 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

» royaume. Tête nous les. tenons, et tels nous le prouverons, » quand, où et dans telle cour -quo votre majesté décidera. Et » nous supplions votre majesté de nous entendre aussitôt que » possible, et de faire plein droit et justice à notre accusation. » Leur requête fut admise, et l'époque du jugement fixée au prochain parlement *.

A son retour, le roi resta quelques jours à Woodstock, où l'on résolut de recevoir la déposition de Gloucester en prison, et une commission à cet effet fut signée et adressée a sir William Rickhill, un des juges [15 août]. Environ trois semaines après [5 sept.], Rickhill fut éveillé au milieu de la nuit à Essingham, dans le Kent, par un messager du roi, qui lui ordonna de se rendre immédiatement a Douvres, et de suivre le comte de Nottingham a Calais. S'il fut surpris de la nature mystérieuse de ce message, sa surprise redoubla, lorsqu'à son arrivée [7 sept.] le comte lui remit une commission pour interroger lé duc de Gloucester, que, depuis plusieurs semaines, il croyait mort. Dans cette délicate et dangereuse affaire, Rickhill procéda avec une circonspection qui plus tard lui sauva la vie. Il demanda qu'on désignât deux témoins pour voir et entendre tout ce qui se passerait entre lui et le prisonnier ; et lorsqu'il fut introduit près de Gloucester [8 sept.], il lui conseilla de faire sa réponse par écrit, et d'en garder par devers lui une copie exacte. Au bout de quelques heures, le duc lui remit ce qu'on appela sa confession, en l'invitant à revenir le lendemain matin pour recevoir toutes les communications ultérieures qui pourraient être jugées nécessaires. Mais le matin, Rickhill ne fut point admis; et après être resté deux jours de plus à Calais, il s'en retourna en Angleterre [11 sept.], et rendit compte au roi de sa mission, la veille de l'ouverture du parlement 2 [16 sept.].

[17 sept ] Pour prévenir toute opposition à ses désirs, Richard se fit accompagner à Westminster par une troupe formidable, composée de chevaliers et d'écuyers qui portaient sa livrée du cerf, et de sa garde d'archers levés dans le comté de Chester. Les meneurs des communes avaient reçu leurs instructions de la cour; et le second jour de la session [18 sept.], sir John Bussy, l'orateur, demanda au roi que les membres du clergé pussent nommer des fondés de pouvoirs pour les représenter on leur

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