‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 289 sur 563 · Rot. Pari, m · texte numérisé non relu

Rot. Pari, m

4. Voici quelle fut cette conversation, d'après le rapport de Hereford . — Norf. Nous sommes sur le point d'être perdus. — lleref. Pourquoi donc? — Norf. A cause de l'affaire de Radcotbridge. — Heref. Comment cela se peut-il, puisqu'il nous a pardonné , et a déclaré en parlement que nous nous étions con-

secret, ou s'il le dévoila clandestinement à Richard ; mais il reçut Tordre de se rendre près du monarque à Haywood ; fut sommé, au nom de son serment de fidélité, de communiquer toute la conversation au conseil, et Jfut renvoyé avec injonction de comparaître devant le parlement et d'-en soumettre toutes les particularités à la connaissance de ce tribunal.

Au jour marqué, les trois états (car les procureurs du clergé étaient présents) s'assemblèrent a Shrewsbury; et leurs mesures furent empreintes de la même soumission a la volonté du monarque et du même mépris des libertés du peuple qu'ils avaient montrés avant la prorogation [27 janvier 1398]. 1° Sir John Bussy, l'orateur, demanda que les actes du parlement de Gloucester, dans la onzième année du règne, fussent révoqués. Comme préliminaire, les juges et les avocats furent introduits, et on leur commanda de donner leur opinion sur les réponses faites par les anciens juges aux questions qui leur avaient été soumises à Nottingham. Ils répliquèrent unanimement qu'aux mornes questions ils auraient fait les mômes réponses Immédiatement les lords, le clergé et les communes, donnèrent séparément leur assentiment, et tous les jugements, ordonnances et statuts du parlement de Gloucester furent révoqués [29 janvier]. 2° 11 était évident que l'acte qu'ils venaient de faire pouvait être annulé par leurs successeurs aussi aisément qu'ils avaient annulé les actes de la onzième année du règne ; et l'orateur demanda le lendemain que

duits en bons et loyaux sujets? — Norf. N'importe , notre sort sera semblable à celui des autres qui nous ont précédés". Il annulera cet acte. — Heref. Il serait vraiment étonnant que le roi, après avoir ainsi parlé devant le peuple, le fît annuler. — Norf. C'est aussi un monde étonnant et bien faux que celui où nous vivons; car je sais que sans certaines personnes, mv lord de Lancaster votre père et vous-même vous auriez été pris ou tués , lorsque vous allâtes à Windsor après le parlement. Les ducs d'Alheroarle et d'Exetcr, et le comte de Worcestcr et moi, nous nous sommes engagés à ne jamais consentir à la perte d'aucun lord sans une juste et raisonnable cause. Mais ce méchant projet appartient au duc de Surrev, aux comtes de Wiltshire et de Salisburv, qui ont attiré à eux le comte de Gloucester. Ils ont juré de perdre six lords , les ducs de Lancaster, de Hereford, d'Albemarle et d'Exeter, le marquis de Dorset et moi : et de faire casser la condamnation de Thomas, comte de Lancaster, ce qui tend à nous dépouiller, nous et bien d'autres. — Heref. Dieu nous en préserve ! 11 serait b en étonnant que le roi donnât son assentiment à de pareils desseins. Il me fait bonne mine, et a promis d'être pour moi un bon seigneur. Oui , il a juré par saint Edouard d'être un bon seigneur pour moi et pour les autres. Norf. Il me l'a juré aussi et souvent par le corps de Dieu ; mais je ne m'en fle pas plus à lui pour cela. Il cherche a faire entrer le comte de March dans le plan des quatre lords pour détruire les autres. — Heref. S'il en est ainsi, nous ne pouvons plus nous fier à eux. — Norf. Certainement non. S'ils ne peuvent pas accomplir maintenant leur pro et, ils parviendront à nous détruire dans nos maisons dans dix ans d'ici. Rot. Pari, m, 360, 382.

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