HENRI III
Edouard' Pr, roi. Edouard, comte de Lancaster.
Edouard II, roi. Henri, comte de Lancaster.
Edouard III, roi. Henri, duc de Lancaster.
| | Jean de Gand, duc de Laneaster=Blanehe , duchesse de Lancaster.
Philippa, reine de Portugal. Henri IV. Elisabeth, duchesse d'Exeter.
Mais il ne pouvait avoir de prétentions du côté de son jière, attendu que le jeune comte de March était issu du duc de Clarence, frère aîné de Jean de Gand ; ni du côté de sa mère, attendu qu'elle était issue d'Ldmund de Lancaster, frère cadet d'Edouard 1". On prétendit qu'Edn und était l'aîné; mais qu'étant difforme de
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3ti2 HISTOIRE D'ANGLETERRE.
nance; et y faisant plutôt allusion qu'il n'insistait sur aucun. Mais, quelque difficile qu'il fût de comprendre le fondement de sa réclamation, l'objet en était parfaitement intelligible. Les deux chambres l'admirent unanimement ; et comme confirmation, Henri produisit l'anneau et le sceau que Richard lui avait remis antérieurement. L'archevêque de Cauterbury le prit alors par la main, et le conduisit au trône. 11 s'agenouilla sur les degrés et resta quelques minutes en prières, puis il se leva, et les deux archevêques l'y assirent. Dès que les acclamations eurent cessé, le primat s'avançant fit une courte harangue, dans laquelle il entreprit de prouver qu'un monarque dans la vigueur de l'âge était une bénédiction, un prince jeune et inexpérimenté une malédiction pour le peuple. Lorsqu'il eut fini, le roi se leva : — « Messieurs , » dit-il, a je remercie Dieu et vous, lords spirituels et temporels, et tous les états du pays, et vous fais savoir que ma volonté n'est point que personne pense que par voie de conquête je voudrais déshériter qui que ce soit de son héritage , de ses franchises ou autres droits qu'il pourrait avoir, ni le déposséder de ce qu'il a et a eu par les bonnes lois et coutumes du royaume, excepté les personnes qui ont été contre la bonne cause, et l'avantage commun du royaume *.
Avec Pautorité de Richard avait expiré celle du parlement et des officiers royaux ; [6 oct.] Henri convoqua sur-le-champ le même parlement à six jours de là, nomma de nouveaux officiers de la couronne, et dès qu'il eut reçu leurs serments, il se retira en grande pompe dans les appartements royaux. Ainsi finit cette journée remplie d'événements, par la déposition de Richard de Bordeaux et l'avènement de son cousin, Henri de Bolingbroke.
Les traits de Richard étaient beaux mais efféminés ; ses manières brusques et sa prononciation embarrassée. Il n'était pas sans goût pmlr la littérature, et donna parfois des preuves de résolution et d'énergie. Mais il aimait passionnément le faste et le plaisir; et plusieurs ont attribué la perte de sa couronne a sa prodigalité et a ses exactions pécuniaires. Il serait pourtant difficile de prouver que ses dépenses fussent plus grandes que celles de ses prédécesseurs; il est même certain qu'il puisa beaucoup moins dans la bourse de ses sujets. « Que vous importe, » dit-il
corps, on l'avait écarté de son propre consentement. S'il en faut croire Hardyng, Henri, le 31 septembre, produisit au conseil un document tendant à prouver qu'Edmund était l'aîné d'Edouard; mais le contraire fut démontré par nombre d'autorités irrécusables. Hardjn g, 353.