‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 305 sur 563 · SI KNOMME DE BOLINGBROKE · texte numérisé non relu

SI KNOMME DE BOLINGBROKE

PRINCES CONTEMPORAINS

Emp. d'Allem. Rois d'Ecosse.

Winceslas. 140(>. Robert III. 1405.

Robert . . . 1410. Jacques I.

Sigismond.

Rois de France. Rois d'Esvaqne .

Charles VI. Henri M.

PAPES

BonifacelX. 1404. Innocent Vil. 1406. Gégoire XII. 1400. Alexandre V. 1410.

Jean XXlll.

Couronnement du nouveau roi. — Insurrection. — Mort de Richard. — Guerre contre les Ecossais. — Rébellion des Percv. — Insurrection dans le Yorkshire. — Rébellion d'Owen Glendower. — Négociations avec la France. — Acte d'hérédité de la couronne. — Mort du roi. — Privilèges et autorité de la chambre des communes. — Statats contre les lollards.

[13 oct. 1399.] Le nouveau roi prit le nom de Henri IV, et fut couronné quinze jours après la déposition de son prédécesseur, le jour anniversaire de celui où il était parti pour F exil. La cérémonie se fit de la manière accoutumée, si ce n'est que Tépée qu'il avait en débarquant à Ravenspurn, fut portée nue à sa gauche par le comte de Northumberland, dans le cortège1.

[6 oct.] Le nouveau parlement s'était déjà réuni; et, comme les membres en étaient les mêmes que ceux du précédent, ils montrèrent la même soumission aux volontés du monarque. Tous les actes de vengeance de la vingt et unième année du dernier règne furent révoqués; les mesures de la onzième année contre les favoris de Richard furent remises en vigueur, et la condamnation du cohite d'Arundel et de Warwick fut annulée. La présentation d'un acte d'hérédité aurait supposé la possibilité d'un doute sur les titres du roi a la couronne. On l'évita donc; mais son fils aîné fut créé prince de Galles, duc de Guienne, de Lan- "caster et de Cornwall, et comte de C.hester, et fut déclaré en parlement héritier présomptif du trône [15 oct.]. Le nom du comte

1. Le comte reçut l'île de Man, qui avait appartenu à sir William le Scrope, comte de Wiltshire , en fief « pour lui et ses héritiers pour le service de porter cette épée à tous les couronnements présent et à venir. » Rvm. vin, 80, 01, 03.

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de Mardi, l'héritier légitime, ne fut pas mentionné. Ses amis s'abstinrent sagement de discuter son droit, et le roi se contenta de garder les deux frères (l'aîné n'avait que sept ans) dans une réclusion honorable au château royal de Windsor *.

Les lords qui avaient jadis accusé de trahison le duc de Gloucester et ses adhérents, furent alors sommés de justifier leur conduite. Ils alléguèrent tous pour leur défense, qu'ils n'avaient ni conseillé ni dressé l'acte d'accusation, qu'ils avaient été forcés, par les menaces de Richard, d'y mettre leur sceau, et qu'en poursuivant ils n'étaient pas plus coupables que les autres lords qui avaient condamné les intimés. Cette discussion réveilla toute Tanimosité du dernier règne, et on se renvoya d'un côté de la chambre à l'autre les termes déshonorants de menteur et de traître. ll9oct.] Dansune occasion oùlelordFitzwalter accusaitleduc d'Albemarle, vingt autres lords se levèrent et jetèrent en même temps que lui leurs chaperons comme gages de bataille sur le plancher. L'accusé à son tour jeta le sien, et tous furent ramassés et donnés en garde au comte connétable et au comte maréchal. Un autre jour [29 oct.], le lord Morley accusa le comte de Salisbury de fausseté envers le duc de Gloucester, dont il avait livré les secrets au dernier roi; Salisbury lui donna un démenti net, et tous deux jetèrent leur gant sur le plancher. Cependant Henri apaisa enfin par son autorité ces violentes disputes, et il se fit un compromis par lequel les lords appelants perdirent les honneurs et domaines qu'ils avaient obtenus de Richard en récompense de leur appel. Les ducs d'Albemarle, de Surrey et d'Exeter, le marquis de Dorset et Je comte de Gloucester, redescendirent au rang qu'ils avaient quitté, et redevinrent comtes de Rulland, de Kent, de Huntingdon et de Somerset, et lord le Despenser2.

Pour prévenir le retour des actes de vengeance qui avaient deux fois déshonoré le règne précédent, et qui, d'après le caractère des lords, menaçaient de déshonorer celui-ci, on rendit plusieurs statuts utiles. L'un d'eux restreignit le crime de trahison aux délits énumérés dans le célèbre acte d'Edouard 111 ; un autre abolit les appels de trahison en parlement, et envoya l'accusé de-

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