‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 306 sur 563 · Rot. Pari, m, 425-428, 434, 436. Rym. vm, «Jl · texte numérisé non relu

Rot. Pari, m, 425-428, 434, 436. Rym. vm, «Jl

2. Rot. Pari, m, 449-i"2. Archwol. xx, 27Ô-281. Il est singulier que, bien que le roi eût témoigné tant d'aversion pour le comte de Salisbury, et l'eût sommé de se défendre, il ne soit pas question de lui dans le jugement. Le duel entre lui et le lord Morley dut avoir lieu à Newcastle, car dans Yhsue Roll de la première année du règne do Henri TV, 17 février, est un pavement fait à John v aux, envoyé par le connétable dans cette ville pour présider au combat.

36b HISTOIRE D'ANGLETERRE.

vant les cours ordinaires de justice ; un troisième déclara que l'autorité du parlement ne serait plus jamais déléguée à un comité de lords et de membres des communes; et un quatrième défendit, sous les peines les plus sévères, à toute autre personne que le roi de donner de donner des livrées à ses partisans. Ces signes de ralliement étaient depuis longtemps un des principaux moyens pour les grands seigneurs d'accroître leur puissance et de soutenir leurs querelles. Quiconque portait la livrée était tenu en honneur d'épouser la cause de celui qui la lui avait donnée, et elle était portée non-seulement par ceux qui recevaient un salaire ou qui faisaient un service actuel, mais par tous ceux qui voulaient l'accepter comme un honneur, ou comme un gage d'amitié, ou en vue de quelque avantage futur ».

[23 oct.] Avant la clôture de la session, les lords spirituels et temporels furent sommés par l'archevêque de Canturbery, de la part du roi, de garder un secret inviolable sur la résolution qu'ils allaient avoir à prendre, et alors le comte de Northumberland leur remit un message où l'on demandait leur avis sur ce qu'on devait faire du monarque déposé, dont le roi était décidé, en tout cas, à respecter la vie. Ils répondirent qu'il fallait le conduire secrètement dans quelque château où aucun concours de peuple ne pourrait s'assembler ; le placer sous la garde d'officiers de confiance, et lui interdire toute communication avec ceux qui avaient été anciennement à son service. [27 oct.] Quatre jours après, le roi se rendit à la chambre, condamna l'infortuné Richard à un emprisonnement perpétuel, et ordonna qu'il fût gardé de la manière suggérée par les lords2.

1. Rot. Pari, m, 128, 442. Stat. 1, Ben. IV, c. 10, 14. Durant l'été de cette année, apparut soudain en Italie une secte de fanatiques, appelée Bianchi et Alhati, parce qu'ils portaient une longue robe blanche, et se couvraient le visage d'un voile blanc pour ne pas être connus. Au nombre de plusieurs milliers , ils s'assemblaient dans différents endroits et entreprenaient des pèlerinages de huit ou dix jours, durant lesquels ils marchaient en procession de ville en ville, suivant un grand crucifix, chantant des hymnes, et vivant de pain et d'eau. Le pape leur fut o posé , et 00 les prohiba sévèrement en France. Henri , dans ce parlement, publia, avec l'assentiment des lords spirituels et temporels, une proclamation qui ordonnait que si aucun d'eux arrivait dans un port d'Angleterre, on ne lui permît pas de débarquer. Rot. Pari, m, 428. 11 est singulier que quelques écrivains italiens et contemporains aient dit que les fondateurs de cette secte vinrent d'Angleterre ou d'Ecosse (voyez Spondanus, î, 671); et que leur signalement dans la proclamation soit presque le mèn e que celui des prêtres ambulants de la cinquième année du règne de Richard. Dans la pre i ière , les Bianchi sont appelés, gentz vestuz de blanche vesturc, et soi prétendante de grande sainteté : dans l'autre, les prédicateurs sont nommés, persones en certains habitz souz dissimulation de Grant saintee. Rot. Pari, m, 124.

2. Rot. Pari, 426, 427. On remarquera que les membres de cette chambre des

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