Otterb. 280. Lel. Collée, h, 310. Wals
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plus élevé que celui quesa fortune semblait lui assigner, c'était que l'injustice provoquait son ressentiment, et que la satisfaction de ce ressentiment ouvrait a son ambition une nouvelle et attrayante perspective. 11 arriva qu'un riche et puissant voisin, le lord Grey de Ruthyn, s'appropria sans façon une portion considérable du patrimoine d'Owen ; et le Gallois lésé demanda réparation au roi en parlement. 11 n'était pas très-probable qu'un pauvre partisan de Richard l'emporterait sur un adversaire puissant et en faveur ; mais les termes dédaigneux et insultants du refus ajoutèrent à l'amertume du désappointement l. Owen n'était pas homme a subir patiemment un affront. S'il réveilla en ce moment l'esprit vindicatif de ses compatriotes, ou s'il ne fit que profiter de l'occasion que lui offrait une insurrection précédente, la chose n'est pas facile à déterminer ; mais les indigènes fondirent tout h coup sur les Marches anglaises , et peu de jours après Owen parut à leur tête [20 sept.]. Le roi le déclara traître, et confisqua ses terres au profit du comte de Somerset ; mais le Gallois répondit à son souverain par un défi, et se proclama légitime prince de Galles [8 nov.]. L'expérience prouva que l'esprit d'indépendance vivait toujours au cœur des indigènes. A l'instant et sans examen ils admirent la prétention deGlendower; des aventuriers accoururent de la capitale, des universités et des parties les plus reculées du royaume, pour combattre sous son étendard; et les Gallois se livrèrent à l'espérance de pouvoir, comme les Ecossais, rétablir l'indépendance de leur pays2. A ce prétendant, Henri opposa, avec le litre de son lieutenant, son propre fils, le prince légitime de Galles. Ce jeune guerrier pénétra dans la vallée et livra aux flammes la maison de Glendowerdy; Owen, cependant, du haut des montagnes épiait avec sang-froid les pas de son impétueux adversaire, et, dès que celui-ci fut parti, il répandit ses troupes dans les Marches, et tira une ample et satisfaisante vengeance des ravages que le prince venait d'exercer. Trois fois en deux ans Henri mena contre les insurgés des forces considérables, et trois fois il fut déjoué par la tactique plutôt que par les armes de son antagoniste, qui, se retirant dans les montagnes, laissait les envahisseurs lutter contre la rigueur de la saison et les aspérités du pays [1402]. Peu à peu, Glendower prît une attitude plus hardie. Son premier adversaire, le lord Grey, fut battu par lui et fait