‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 315 sur 563 · C.IIAlMTliE SIXIÈMK. 3T · texte numérisé non relu

C.IIAlMTliE SIXIÈMK. 3T

prisotinier par lui sur les rives du Varnway ; el sir Edmund Mortimer éprouva un sort semblable dans une bataille près de Knighton dans le Radnorsbire [12 juin]. Impatient de réparer ces pertes, Henri rassembla ses troupes a Shrewsbury, les divisa en trois armées commandées par lui, par son fils aîné et par le comte d'Arundel, et envahit les Galles de trois côtés h la fois. Mais la force et l'adresse ne servirent h rien. On ne découvrit aucun ennemi en plaine : les cieux combattirent en faveur des indigènes; la pluie inonda les vallées ; la tente du roi fut arrachée de terre et emportée dans un orage ; et le monarque, convaincu qu'il était inutile de lutter contre un homme qui pouvait appeler à son aide les esprits de l'abîme, revint honteusement en Angleterre É.

Dans Tinter-valle, Henri avait confié le soin de la guerre d'Ecosse au comte de Northumberland et à son fils, sir Henry Percy, ou «Hotspur », gardiens des Marches de l'ouest et de l'est. 11 fut informé par eux qu'un Anglais inconnu venait d'être reçu à la cour d'Ecosse sous le nom de Richard Plantagenet, roi d'Angleterre. [9 mai.] Peutle temps après, des lettres de ce môme individu furent apportées aux principaux amis du monarque déposé, avec l'assurance que Richard lui-même passerait la frontière à la tête d'une armée écossaise, le jour de la saint Jean-Baptiste. Cette nouvelle excita la vigilance du roi. Il publia proclamation sur proclamation [5-15 juin] contre les auteurs et propagateurs de faux bruits; et ordonna de faire a tous les tenanciers de chaque shire, dans la prochaine cour de comté, un exposé de la tyrannie du dernier monarque, et de sa propre détermination de gouverner selon les lois. Puis des arrestations et des exécutions eurent lieu : sir Roger Clarendon , fils naturel du prince Noir, neuf moines franciscains, dont Richard avait toujours protégé Tordre, et plusieurs autres personnes dans différents endroits, subirent la peine barbare de la trahison. Henri, par ces rigueurs, intimida ses adversaires; mais les proclamations produisirent une moisson si abondante de charges et de poursuites, que pour rétablir la tranquillité domestique, il se vit forcé de revenir sur ses ordres précédents, et de restreindre le délit aux paroles qui provoqueraient immédiatement à la rébellion2.

1. Lel. Coll. ii, 310, 311. Otterb. 230, 231, 231. Rym. vin, 156, 107, 181, 225. Vita Rie. ii, 172-176. Les outrages, presque incroyables, faits aux cadavres par les Galloises, peuvent se voir dans Walsin^ham,*3(M.

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