‹ Histoire d'Angleterre (volume 4)Chapitre 358 sur 563 · Deux couronnes équivalaient à un noble anglais · texte numérisé non relu

Deux couronnes équivalaient à un noble anglais

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gleterre, mais à cause des embarras momentanés de la France; et il y avait lieu de craindre que, si on les refusait, les différentes factions ne s'unisseni contre l'ennemi commun, et par leur union ne déjouassent tous ses projets. Mais, tout avantageuses qu'elles étaient, elles ne remplirent pas l'attente de Henri1. [3 oct.] 11 rappela ses ambassadeurs , convoqua un parlement , avoua son intention de revendiquer son droit par la voie des armes, et obtint un subside de deux dixièmes et de deux quinzièmes2 [19 nov.]. L'oclroi d'une si forte somme causa une vive inquiétude à la cour de France, et Henri résolut de recourir de nouveau aux négociations. Quelques jours avant la conclusion de l'armistice , le comte de Dorset, avec les évôques de Durham et do Norwich et une troupe de six cents cavaliers, entra à Paris, où par leur faste et leur magnificence ils surprirent et mortifièrent la vanité des Français3. [24 janvier 1M5.J Ils atteignirent aisément leur premier objet, qui était de prolonger la trêve de quatre mois. [13 mars.] Ils proposèrent ensuite un traité de paix et d'alliance sur une nouvelle base. Ils abandonnaient entièrement leurs prétentions sur la Normandie, le Maine et l'Anjou; ils consentaient a accepter la princesse avec la moitié de la somme primitivement requise ; mais toutes les autres demandes faites par la dernière ambassade furent reproduites avec plus d'insistance. [\U mars.] Le duc de Berri fit la môme réponse, avec cette différence peu importante qu'il offrait huit cent mille couronnes au lieu de six cent mille comme dot de Catherine. Les ambassadeurs revinrent immédiatement4.

Il est probable que le résultat de la négociation ne déplut point à Henri. Ses conseillers pouvaient désirer de détourner les calamités de la guerre ; mais le jeune héros brûlait de ceindre son front du laurier des conquérants. [16 avril. ] Un conseil de quinze pairs spirituels et de vingt-huit pairs temporels fut assemblé immédiatement : le roi déclara sa résolution « de recouvrer son héritage » par les armes5, et son discours fut reçu avec des applaudissements et des promesses d'appui. Le duc de Bedford, un de ses frères, accepta l'office de régent pendant l'absence du roi; ses

1. Toute la négociation se trouve tlans Rvm. îx, 208. Vovez aussi Actî of Covn. h, 141, 150.

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