Rym. ix
.'». Rvm. ix, 222. Arts nf Coun. n, 155.
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devoirs et pouvoirs furent spécifiés; les membres du conseil furent nommés, et on régla les termes du service militaire *. Les barons et les chevaliers, jaloux d'acquérir du renom ou d'obtenir la faveur royale, s'engagèrent h fournir des troupes selon leurs moyens, et tandis qu'ils levaient des hommes, Henri lui-même mettait ses joyaux en gage, cherchait à faire des emprunts, et, après de grands efforts, ramassait la somme de cinq cent mille nobles2.
Les ministres français n'avaient fait aucuns préparatifs pour conjurer la tempête qui les menaçait. Occupés à maintenir leur supériorité sur leurs rivaux domestiques, ils s'étaient flattés que le roi d'Angleterre accepterait les conditions qui lui avaient été offertes; et dans cette trompeuse attente, ils envoyèrent en. ce moment même l'archevêque de Bourges et le comte de Vendôme pour renouveler les propositions récemment faites par le duc de Berri [juin]. Les ambassadeurs furent introduits auprès du roi a Winchester : le lendemain, Henry Chichely , qui venait d'être promu h l'archevêché de Canterbury, les informa que son souverain n'accepterait rien de moins que la restitution de tous les territoires qui avaient été possédés par ses prédécesseurs; et Henri, arrivant après le primat, ajouta que la couronne de France était son droit? et qu'il l'arracherait, en dépit de tous ses ennemis, h celui qui en était l'injuste détenteur. Ces paroles soulevèrent l'indignation de l'archevêque de Bourges, qui, après en avoir obtenu la permission, répondit que si le roi attribuait à la crainte les offres qui avaient été faites, il se trompait. Le trône de France
1. Voici quelles furent ces conditions , et la manière de lever l'armée : 1. Des contrats furent faits par le garde du sceau privé avec différents lords et gentilshommes, qui s'engagèrent à servir avec un certain nombre d'hommes pendant un an, à partir du jour de leur réunion. 2. La solde d'un duc devait être 13 s. i d. par jour; celle d'un comte, 6 s. 8d. ; d'un baron ou banneret, 4 s. ; d'un chevalier, 2 s. ; d'un écuyer 1 s. ; d'un archer, 6 d. 3. La solde, ou la sûreté du montant, devait être délivrée par le trésorier un quartier à l'avance , et si l'argent n'était pas pavé au commencement du quatrième, l'engagement devait cesser. • Comme rémunération supplémentaire, chaque contractant reçut l'ordinaire « regard» ou douceur de 100 marcs par trente hommes d'armes, 4. Un duc devait avoir cinquante chevaux , un comte vingt-quatre, un baron ou banneret seize, un chevalier six, un écuyer quatre, un archer un. Les chevaux devaient être fournis par le contractant, l'équipement par le roi. 5. Tous les prisonniers devaient appartenir à ceux qui les auraient pris ; mais si c'étaient des rois, des fils de rois , ou des officiers revêtus d'un haut commandement et porteurs de commissions de rois, ils devaient appartenir à la couronne, moyennant une indemnité raisonnable à ceux qui les auraient pris. 6. Le butin devait être divisé en trois parts. Il en restait deux aux hommes ; la troisième était encore divisée en trois parte, dont le chef prenait deux et laissait la troisième au roi. Voyez les divers contrats dans Rymer, ix, 223, 227-239.