Voyez Monstrelet, i, 396, et Du Fennin
2. Elm. 336. Wals. 407. Monstrel. i, 335, 326. Il ajoute : et mesmement luy mort et mîs en sépulture, luy ont faict, et font chacun jour aussi grand honneur ot révérence, comme s'ils fussent acertenez qu'il fut ou soit sainct en paradis.
(jHAPITHK SEPTIEME,
différente de leur intention primitive. En réponse, le roi accorda que, « dorénavant, il ne serait statué sur les pétitions de ses communes rien de contraire à leur demande, par quoi elles pussent être liées sans leur assentiment, sauf toujours pour lui-môme sa prérogative royale d'octroyer et refuser ce qu'il lui convenait de leurs pétitions et demandes susdites K » 11 leur donna ensuite une autre preuve d'intérêt et de condescendance, en soumettant à leur examen et approbation les articles du traité qu'il avait conclu avec l'empereur Sigismond2. Henri, comme ses prédécesseurs, fut obligé à plusieurs reprises de demander des secours pécuniaires; mais ses victoires tenaient la nation dans le délire de la joie, et les deux chambres accédèrent libéralement à ses requêtes. Quoique l'exemple de Richard II eût prouvé le danger de rendrè le souverain indépendant du parlement, elles lui ac^ cordèrent pour la vie le tonnage et le pondage, avec les droits sur la laine »; et pour le mettre à même d'anticiper par emprunt sur le produit des taxes, elles offrirent la garantie du parlement à ceux qui refuseraient d'avancer de l'argent sur la seule sûreté de la couronne4. Par ces moyens, et avec les dixièmes accordés par le clergé, le roi fut en état de lever des armées, et de porter la guerre avec succès au cœur de la France ; quoique, en même temps, s'il en faut croire le compte qui lui fut soumis par les officiers de son trésor, le revenu ordinaire de la couronne fût à peine suffisant, si tant est qu'il le fût, pour la dépense annuelle5.